Actualité

Considérations autour d'une déchéance de laïcité
ESSAI

Comment interpréter le grand retour des crèches de Noël dans l'espace public ? Que penser des accompagnatrices scolaires voilées ? Entre une extrême droite chrétienne qui défend une laïcité à géométrie variable et une certaine gauche qui ferme les yeux sur les agissements islamo-sympathisants, la loi de 1905 de séparation des Églises et de l'État ne cesse d'être mise à mal. Financement d'établissements scolaires religieux, pratiques cultuelles dissimulées sous des activités culturelles, retour du religieux au sein d'entreprises d'utilité publique, pression d'associations ou d'organisations sectaires - Laurence Marchand-Taillade dénonce ici l'instrumentalisation faite du principe de laïcité, fondement de notre République. À l'heure où les Français doivent choisir leur président, "L'urgence laïque" est le cri d'alarme d'une républicaine et d'une humaniste convaincue.

Disponible le 9 mars - Michalon - EAN : 9782347001063 - 248 p. - 18€

http://www.michalon.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=500602

« Les Territoires perdus de la République » dénonçait déjà en 2004 l’école des banlieues rongées par le communautarisme, l’antisémitisme et le sexisme. Ce sont maintenant de véritables territoires interdits de la République. Enseignants, infirmières, assistantes sociales, maires, formateurs, policiers témoignent...

En 2017, dans cette enquête à laquelle j'ai contribué, et dont Georges Bensoussan a pris la direction, le constat est accablant ... Rien n'a changé. - Préface d'Elisabeth Badinter

Disponible le 18 septembre - Albin Michel - EAN13 : 9782226396068

http://www.albin-michel.fr/ouvrages/une-france-soumise-9782226396068

 

13 février 2017 : Echauffourées dans le 95

 

Des appels à la violence sur les réseaux sociaux ont donné lieu, hier, à des affrontements entre jeunes et forces de l'ordre, à Argenteuil. 
Je suis scandalisée du traitement fait par certains médias qui jouent à un jeu malsain.
Entendu, par exemple, ce matin sur BFM :"Les violences policières à l'origine de cette colère". 
Certains journalistes ont un don pour tordre la réalité. 
Il y a eu combien de violences policières cette année ? Et combien de policiers ont été victimes d'agressions graves voir d'assassinat ? : meurtre du couple de Magnanville, incendie d'un véhicule lors des manifestations contre loi travail, incendie de véhicule à Viry, agression dans des commissariats, ...
Oui les dérapages doivent être jugés et condamnés. Non la police, en tant qu'institution n'a pas à être traînée ainsi dans la boue quand certains de ses membres dérapent gravement. La rue n'a pas à utiliser ces excuses pour déstabiliser volontairement nos banlieues et laisser libre cours à cette explosion de violence gratuite. Les journalistes n'ont pas, non plus, à justifier ainsi ces mouvements de haine quand on sait qu'aucun lien réel n'existe entre ce qu'ils désignent comme la cause et les effets.
Alors merci aux journalistes d'avoir un peu de retenue dans leurs propos et de cesser de retourner, une fois encore, les responsabilités : ces jeunes ne sont pas des victimes, mais bien les architectes d'une soumission progressive de nos élites par la violence et des revendications délirantes auxquelles trop d'élus ont répondu par la positive en espérant gagner la paix sociale, pardonnant tout au passage.
Il n'y a aucune excuse aux événements qui se produisent depuis quelques jours, la réponse doit être ferme contre TOUTES les atteintes à la loi !

 

14 octobre 2016 : E. Philippe dit oui aux salafistes au Havre !

Laurence Marchand-Taillade, présidente de Forces Laïques s’adresse à E. Philippe dans une lettre ouverte.

Vous en trouverez l’intégralité reproduite ci-dessous.

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Lettre ouverte : Réunion Islamiste dans une salle municipale au Havre

Monsieur le Maire,

Cet après-midi, l’association Le Havre du savoir réunira, dans une salle allouée par votre commune, des prédicateurs connus, par tous les experts, pour la dangerosité de leurs discours, et qui multiplient les provocations à nos valeurs. Nous vous en informions, dans une lettre datée du 23 septembre, que vous avez décidé de laisser sans suite.

Par exemple, Hassan Iquioussen, que l’on peut voir dans de nombreuses vidéos nier  le génocide arménien, ou la véracité des attentats, militer pour une loi interdisant le blasphème dans notre pays, justifie le meurtre des traîtres à la religion  musulmane. Enfin, » Il ne peut plus faire ses prières dans aucune mosquée à Denain, Lourches ou Escaudain, dont il était recteur et imam, avant que la communauté des fidèles ne découvre sa dangerosité et ne le remercie avec courage », comme le déclare Mohamed Louizi (auteur de « pourquoi j’ai quitté les frères musulmans », chez Michalon). Ce courage dont il va vous falloir faire preuve aujourd’hui pour lui faire face, ainsi qu’à ses comparses.

Car, en effet, il ne sera pas seul. A ses côtés, Ben Mansour, membre éminent fondateur de l’UOIF. Ce dernier diffuse une propagande de l’Islam politique dans les Mosquées de France. Il milite également pour la mise en place de la Loi islamique, la Charia. Dans une conférence donnée à la Mosquée des Étangs d’Aulnay-sous-Bois, il expliquait à ses Fidèles Musulmans : « heureusement que les Musulmans veulent appliquer la Charia ! Les français sont en retard de quinze siècles sur l’Islam ! » 

Mohamed Bajrafil, Imam d’Ivry, lui, rend hommage à Youssef Al Qaradawi à de nombreuses reprises. En 2012, il déclare que « c’est un humaniste convaincu ». (celui-ci, recherché par Interpol, est accusé d’incitation au meurtre, de vandalisme, de violence et de vol. C’est aussi le théologien de référence des Frères musulmans) Amar Lasfar est président de l’UOIF (Union des Organisations Islamiques de France), organisation réputée proche de l’idéologique des Frères Musulmans. Bachar El Sayadi, en  est le Délégué Régional – Ouest. Le site de cette organisation fait référence à Sayyid Qutb et à Hassan Al Banna, preuve de la proximité de sa pensée, lui aussi, avec les Frères Musulmans.

Quant à Moncef Zenati, il commente, traduit et diffuse les textes du prédicateur fondateur des Frères Musulmans Hassan Al Bannah, et du cheikh antisémite égyptien Youssef Al Qaradawi.

Enfin, Marwan Muhammad, est le président du CCIF, collectif contre l’Islamophobie en France, qui assume sa proximité avec les acteurs controversés comme Al-Kanz ou Baraka City, avec lesquels il signe un communiqué contre les perquisitions en novembre 2015.

Leur objectif, est d’atteindre la domination de notre Etat pas la loi Islamique, projet politique des Frères musulmans (voir l’article d’Isabelle Kersimon dans Le Point du jeudi 21 janvier). Allez-vous les laisser faire ?

Vous ne pouvez-pas ignorer l’idéologie portée par cette association domiciliée au Havre, qui justifie, sur son site, la différence de droits entre les hommes et les femmes, le blanchiment d’argent douteux ou encore assure la promotion du Cheikh Yusuf Al-Qaradawi, entre autres. En effet, vous avez, vous-même, fait interdire, sous nos conseils, leur dernière conférence invitant Hani Ramadan le 1er octobre, le petit fils d’Hassan Al bana (fondateur des Frères musulmans) dont la dernière déclaration connue sur les femmes non-voilées, leur donne la valeur d’une pièce de deux euros : « elles peuvent passer de mains en mains ».

Monsieur le Maire, comment pouvez-vous accepter qu’une salle municipale accueille une réunion ouvertement salafiste, idéologie dont se réclament les terroristes qui ont fait subir cette année effroyable à notre pays ? Même si nous savons que tous les salafistes ne sont pas des terroristes, il s’avère que 100% des terroristes se revendiquaient salafistes. Souhaitez-vous contribuer à répandre cette idéologie anti-républicaine et mortifère dans votre ville ? Est-ce aussi la ligne de conduite de Monsieur Juppé, dont vous êtes le porte-parole officiel, et qui, en mars 2016, malgré une lettre ouverte que je lui avais adressée, avait laissé Tariq Ramadan tenir la tribune à Bordeaux ?

Je  vous demande instamment, au nom de vos administrés, de revenir sur l’attribution de cette salle à des fins de propagande politico-islamiste, qui salirait le Havre et les communes limitrophes dont vous êtes le député, ce qui vous investit d’un devoir suprême de garant de nos principes et des valeurs républicains.

Je vous prie de recevoir mes sentiments les plus cordiaux.

Laurence Marchand-Taillade, Présidente Forces Laïques

27 juillet 2016 : Un concordat avec l'Islam ?

Selon le canard enchaîné, (repris par LeLab et BFM TV) le ministre de l'intérieur aurait évoqué, pendant le séminaire gouvernemental, la possibilité d’instaurer un concordat avec l’Islam.

J'ai interpellé le ministère de l’intérieur, afin d’obtenir des éclaircissements, ou un démenti, dont vous trouverez le contenu ainsi que mon courrier, dans les téléchargement ci-dessous.

Néanmoins, la réponse apportée ne semble pas satisfaisante sur plusieurs points.

En effet, bien qu'en 2002 Lionel Jospin ait initié une instance de dialogue entre le gouvernement et l'Etat, son institutionnalisation serait contraire au principe de laïcité, par l'article 2 de la loi de 1905 : "la République ne reconnait (...) aucun culte". Ce qui, d'ailleurs a poussé le tribunal administratif de Pontoise à nous donner raison, contre la mairie d'Argenteuil, dans la création d'un conseil du culte en 2014. Ainsi, donner un caractère régulier à ces rencontres serait une erreur, au regard de ces éléments.

Le contenu des échanges abordés, lors de ces rencontres, peut laisser circonspect. Il y serait question de protéger les lieux de cultes, demande dont le CCIF est l'habituel requérant, contre des attaques islamophobes qui, jusqu'à preuve du contraire, n'ont tué personne à ce jour ; de la participation des cadres musulmans à la prévention de la radicalisation, ce qui correspondrait à donner à un pâtissier la mission de traiter un diabétique ; ou du financement des lieux de culte ou de la formation des Imams, ce qui doit relever, comme pour les autres religions de fonds émanant de la communauté musulmane, exclusivement, bien sûr.

Les formations proposées par les universités françaises sont, en effet, une bonne base de travail et de connaissance exigibles à toute personne qui souhaite exercer une autorité religieuse sur notre territoire. Mais, Là où nos avis divergent, c'est que, comme pour certaines professions, le diplôme peut être exigé, ce n'est pas à nous d'en financer l'accès.

La loi de 1905 permet le contrôle des cultes, y adjoindre un article exigeant une formation théorique, et des prêches en Français, dont les contenus seraient cadrés par l'Etat est possible. Mais, comme rien ne nous garantit que, dans les faits, ces règles soient respectées, le contrôle de chaque prêche, permettra de dissuader, sur le long terme, les contrevenants à nos principes, si l'article 35 leur est systématiquement opposé.

Je me réjouis d'apprendre, malheureusement de la sorte, l'interpellation d'Imams contrevenants, et la fermeture de salles de prières clandestines, et ne doute pas que l'action si bien entamée, se poursuivra, voire, s’intensifiera, au cours des semaines à venir.

il s'agit de points de détail, qui ont néanmoins leur importance et que je me devais, par sincérité, d'éclaircir au plus vite.

 

Veuillez trouver le courrier in extenso

Courrier à B. Cazeneuve - 20160728
Concordat islam_20160727.pdf
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Réponse de B. Cazeneuve - 20160729
20160729132839095.pdf
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4 juillet 2016 : Une secrétaire d'Etat à la rupture du Jeûne à Cergy !

CP - Nous sommes informés ce matin de la visite d’Hélène GEOFFROY, Secrétaire d’Etat à la Ville, pour participer à la rupture du jeûne et échanger, ce soir, avec des habitants de confession musulmane de Cergy.

Cette visite soulève trois questions, que nous avons posées à son secrétariat, sans obtenir de réponse.
Où a lieu précisément cet événement, dans une salle de la ville prêtée, et donc au mépris totale de la neutralité de l’Etat et de l’article 2 de la loi de 1905 : « La République ne reconnait, ne subventionne, ne salarie aucun culte » ? ou dans la mosquée, et donc au mépris de l’article 26 de cette même loi, qui précise qu’il « est interdit de tenir des réunions politiques dans les locaux servant habituellement à l'exercice d'un culte. ».
Sur quelle base auront lieu ces échanges ? En effet, une réunion à caractère politique ne pouvant pas avoir lieu dans un lieu de culte, que va chercher Madame Geoffroy dans cette manifestation, si ce n’est participer à une opération de communication à caractère communautaire et clientéliste ?
Comment justifie-t-elle cette visite au regard d’un ministère dont la délégation ne couvre pas le culte, et donc, la rend incompatibles avec la loi de 1905, comme nous venons de le démontrer ?

Ces opérations de séduction n’ont pas à avoir cours, dans une communauté d’agglomération, où, faut-il le rappeler, a eu lieu en septembre dernier le salon de la femme musulmane de Pontoise, contre lequel l’observatoire de la laïcité a été seul à mener une opération pour s’opposer à la venue des prédicateurs invités, qui prônaient quasi-unanimement la haine de la femme, justifiant le viol de celles qui sont non voilées et l’antisémitisme.

C’est par ces comportements, complaisants, que se creuse le lit du FN, en réaction de ceux qui n’acceptent plus d’être ignorés, au profit d’une communauté religieuse qui foc
alise toutes les attentions, au mépris des lois et des principes fondamentaux de notre République.
Il est temps que la République, et ses élus, prennent soin de ce qui leur est confié : l’Avenir de notre pays, qui n’a jamais été aussi sombre, et qu’ils cessent ce jeu dangereux qui consiste à flatter un électorat au détriment de l’intérêt général, dont ils s’écartent tous les jours un peu plus, avec ce type de comportement.

2 juillet 2016 : L’éducation nationale n’a pas à se soumettre à un calendrier religieux !

Le Parisien relève ce matin des méthodes peu laïques mises en place par les académies de Paris, Créteil et Versailles, pour favoriser des aménagements des calendriers de passage des concours et diplômes, pour des raisons religieuses.


Dans une note de ces dernières, il est recommandé aux proviseurs de re-convoquer les élèves absents aux oraux le lendemain de l’Aïd, ce qui pose immédiatement deux questions : celle de l’équité entre les élèves et, enfin, celle de l’assignation religieuse. Par ailleurs, en juin, la date de passage des oraux du BTS aurait été déplacée, sous la pression d’étudiants, pour cause de la fête religieuse juive de Pessah.

 

Nous ne pouvons que déplorer l’aménagement prévu par la circulaire du 18 mai 2004, demandant la prise en compte des fêtes religieuses pour l’organisation des examens. En effet, comment justifier que les examens de fin d’année soient organisés en fonction d’un calendrier promouvant des croyances alors même que le rôle de l’école est de permettre l’émancipation de nos jeunes enfants par la raison et l’éveil à l’esprit critique ? Pire, sous la pression d’élèves, les chefs d’établissements seraient amenés à se soumettre à des exigences totalement hors cadre ? Ces débordements sont inacceptables et le signe d’un délitement progressif de l’objet même de l’éducation nationale, publique républicaine et laïque, qui est devenu le lieu de toutes les conquêtes communautaristes.

Laurence marchand-Taillade, la présidente de l’Observatoire de la laïcité du Val d’Oise, a donc demandé, dans un courrier adressé à Madame la Ministre de l’éducation nationale, dont le double a été adressé au Premier Ministre, de rappeler le cadre, conforme à nos principes républicains, dans les lieux qui doivent être le terreau de la société de demain. Vous en trouverez copie, ci-dessous.

 

Nous ne pouvons que constater que les conclusions du rapport de l’Observatoire National de la laïcité sont, une fois de plus, démenties à la lumière de cette nouvelle actualité : la laïcité est attaquée de manière quotidienne et, à l’évidence, n’est pas défendue par ceux dont ce serait la mission première.

Courrier à Madame La Ministre de l'éducation nationale
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29 juin 2016 : CP- Non, Civitas n'est pas un parti politique comme les autres !

Voilà deux jours qu’Alain Escada, président de Civitas, tente de nous faire croire que son parti est comme les autres et qu’à ce titre il doit en tirer les mêmes financements, suite à mon intervention, auprès du Parisien et du premier Ministre en ce début de semaine, révélant cette affaire.

Si considérer qu’un parti qui organise des manifestations  aux débordements violents, homophobes, ourdissant le complot judéo-maçonnique à chaque opposant, comme ce jour sur RTL, est la forme que doit prendre un parti démocratique, alors nous y sommes.

Alain Escada, qui prétend que la démocratie va mal, face au Brexit ou à des politiques qui verrouillent la parole, selon ses mots ce matin,  semble avoir oublié qu’il en est le premier bénéficiaire, eu égard à la parution au JORF n°0136 du 12 juin 2016, texte n° 45, la décision du 18 mai 2016 portant agrément d'association de financement de CIVITAS au titre de parti politique, qui, mis à part l’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise (nous avons d’ailleurs alerté Immédiatement Olivier Falorni), semble n’avoir ému personne.

 

A l’écouter, la France serait sous l’emprise d’ayatollahs de la laïcité et du Grand Orient de France et, par conséquent, un grand nombre de Français pourraient être tenté par son nouveau mouvement.

 

Ce qui est sûr, c’est que les Français ne veulent pas d’une guerre civile de religions, dans laquelle une extrême droite dure, identitaire, s’opposerait à un islamo-gauchisme allié avec des salafistes qui n’attendent que ça.

 

Dans cette perspective, le rôle de l’Etat est de nous en préserver et de poser un moratoire, comme je le demande depuis déjà plusieurs mois, à la suite de l’ affaire des prédicateurs de haine de l’UOIF à Lille, afin d’identifier les modes de gouvernance, les financements, les méthodes de ces organisations et les faire interdire, si elles représentent un danger pour l’équilibre de nos institutions.

Nous ne pouvons que noter que les conclusions du rapport de l’Observatoire National de la laïcité sont démenties chaque jour à la lumière ces faits.

16 juin 2016 : Civitas devient un parti politique

Parue au JORF n°0136 du 12 juin 2016, texte n° 45, la décision du 18 mai 2016 portant agrément d'association de financement de CIVITAS au titre de parti politique, semble n’avoir ému personne.

Pourtant, CIVITAS n’est pas n’importe quelle association.

 

Fondée  en 1946, par Jean Ousset, un ancien cadre du régime de Vichy, la Cité Catholique, qui vise à former des élites pour établir un État national catholique, donne rapidement naissance à Civitas, « dont le but est la restauration de la royauté sociale de Notre Seigneur Jésus-Christ », selon son site.

 

Si ce n’était qu’une d’une bande d’illuminés , les choses ne seraient pas si graves, sauf qu’il s’agit bien de religieux qui s’arrogent le droit d’imposer leurs vues, de façon barbare si nécessaire, à l’ image des débordements violents contre le mariage pour tous dont furent victimes Caroline Fourest et les Femens, ou encore les spectateurs de la Dernière tentation du Christ (un attentat à la bombe fût même commis dans le cinéma "Espace St Michel" à Paris, qui projetait le film en 1989, sans que l’on puisse démonter qu’il s’agisse bien de membres de cette même association) et ceux, aspergés à l’huile de vidange, venus voir la pièce de Romeo Castellucci,  Sur le concept du visage du fils de Dieu  au Théâtre de la Ville à Paris (Jean-Michel Ribes, le directeur du théâtre, quant à lui, a été molesté à son domicile, par des personnes se réclamant de ce mouvement).

Tous les moyens sont bon pour faire valoir leur vision du monde : prières de rue (contre les centres d’IVG montrant des fœtus ensanglantés ou le mariage pour tous devant l’assemblée nationale- sans que les lois l’interdisant ne soient appliquées, alors qu’il y a bien trouble à l’ordre public, lorsque l’accès à des centres de soin est bloqué ou que des députés ne peuvent pénétrer dans l’hémicycle !), saisie du CSA pour faire interdire des films aux moins de 18 ans (la tentation d’Adèle), pression sur les élus (loi sur le droit de mourir dans la dignité ou  recherche sur cellules souches), attaques à coups de marteaux et vandalisme d’œuvres d’art  (Piss Christ  et Sœur Jeanne Myriam  d’Andres Serrano), appelle au harcèlement contre la diffusion de films (Tomboy en 2014 ), …

 

Ces personnes refusent « une France rouge et laïciste (…) à la vision intrinsèquement anti-chrétienne, anti-familiale et anti-nationale » et le font savoir bruyamment.

Bien que le front national se défende de sa proximité avec ses membres, on ne peut que s’étonner de leurs liens idéologiques, à l’image des déclarations de la députée M. Maréchal Le Pen,  qui souhaite dé-rembourser l’avortement (il aurait été plus court et honnête de parler d’interdiction, dans les faits, cela  revient à en couper l’accès aux femmes les plus démunies : jeunes et à revenus modestes) ou fermer les centres de planning familiaux. D’ailleurs, elle déclare, dans le journal Présent : « "Il faut accepter de définir et de revendiquer quel est notre héritage et quelle est notre identité. Ça passe par l'affirmation de notre héritage gréco-romain et chrétien. Il faut dire que la France est une terre culturellement et très longtemps spirituellement chrétienne", subordonnant cette identité à toutes les autres, la République y compris !

Je m’interroge donc sur l’inaction de nos politiques dans ce qui est une incursion grave de fondamentalistes religieux hostiles à la République et à la laïcité  et des moyens qu’on leur met à disposition en leur donnant le privilège de défiscaliser les dons, à quelques mois des élections présidentielles. D’autant que l’on sait parfaitement à qui profite le crime …

 

J'ai saisi le Premier ministre, au nom de l'observatoire de la laïcité du Val d'Oise, sur ce sujet.

Courrier M. Valls - Civitas
courrier M Valls_CIVITAS_20160628.pdf
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27 mai 2016 : Commission religion au Sénat

Gérard Larcher, le président du Sénat, a pris l'initiative le 11 mai dernier, de réunir les présidents de groupes parlementaires et les représentants des cultes.

Nous avons décidé, avec le Comité Laïcité République, en la personne de son président, Patrick Kessel, de co-signer un courrier lui rappelant ses obligations en terme de laïcité. Le contenu est librement téléchargeable ci-dessous.

Copie de ce courrier a été adressé, aussi, aux présidents de groupes parlementaires au Sénat, ainsi qu'à M. Valls, premier ministre.

Courrier à G. Larcher, Président du Sénat
Président du Sénat - commission religieu[...]
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11 mai 2016 : Conférence - Paris 17°

Conférence-débat avec le Rotary Club Paris Lumières  sur l'invitation de son président, Sébastien Planquette.

Des échanges constructifs qui renforcent ma conviction que le combat doit s'intensifier et que les Français aiment, et ont envie de se battre, pour défendre la Laïcité.

5 avril 2016 : Conférence - Montrouge

Clientélisme électoral, parlons-en ! à Montrouge sur l'invitation de Boris Gillet, président de "Vivre à Montrouge".

Un excellent échange avec Christophe Grebert, lui même témoin de pratiques surprenantes à Puteaux.

26 février 2016 : Café radical - Louviers

Intervention sur le thème de "La laïcité a-t-elle un avenir ? à Louviers - café radical sur l'invitation d'Olivier Taconet, président du PRG27.

Une visite surprise de Franck Martin qui a partagé avec nous son expérience instructive d'élu local.

8 mars 2016 : Conférence - Perpignan

Intervention sur "Les femmes et la laïcité" UFAL 31 - Cinéma le Castillet

Projection du film In Challah, Laïcité et débat avec la salle.

10 février 2016 : Conférence - Argenteuil

Organisation d'une conférence débat à Argenteuil avec le Grand Orient de France

Pour la première journée du vivre ensemble, nous avons décidé de nous pencher sur les moyens de favoriser le respect de nos principes et nos valeurs et les méthodes employées par les acteurs de terrain.

La Laïcité reste unanimement le fondamental incontournable pour tous nos intervenants : JC. Poulet, président de l'école de la 2è chance, Isabelle Kersimon, essayiste, Céline Rigot, VP UNSA enseignants, G. Serrignac, Président région IDF du GODF, P. Molinoz, VP de l'AMF (association des maires de France).

7 février 2016 : RAMN Lille

Je me suis rendue au 9è RAMN (Rassemblement UOIF) à Lille en soutien aux Radicaux du Nord contre les obscurantismes

Nous avons protesté contre la présence de Tariq Ramadan face à une jeunesse en perte de valeur, les autres prédicteurs programmés ayant été empêchés suite à mon intevention auprès de M. Valls.

6 février 2016 : UOIF porte Maillot

Lors de mon déplacement au congrès de l'UOIF porte Maillot à Paris, je me suis faite expulser, suite à mes interrogations sur l'appartenance de l'UOIF aux frères musulmans.

J'y ai protesté et fait savoir à la presse présente, que la venue de Tariq Ramadan, cautionnée par des intellectuels français, est inquiétante pour nos valeurs.

30 janvier 2016 : colloque au sénat

Colloque au sénat le 30 janvier 2016 sur l'invitation d'Egale et de Françoise Laborde

27 janvier 2016 : UOIF Lille

J'ai saisi, ce jour, par courrier de Manuel Valls, Bernard Cazeneuve et du préfet du Nord au sujet du salon de l'UOIF à Lille.

Le contneu de  ces courriers est librement consultable ci-dessous.

par ailleurs, nous avons décidé, avec les équipes PRG du Nord d'organiser une mobilisation contre les obscurantismes face au palais des congrès ce dimanche.


 
Courrier à Manuel Valls
Demande d'intervention au sujet d'Imams dangereux.
courrier M Valls_Lille.pdf
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Courrier à B. Cazeneuve
courrier M Cazeneuve_Lille.pdf
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Courrier au préfet du Nord
courrier Préfet_Lille.pdf
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Communiqué de presse
Appel à un rassemblement de protestation face au palais des congrès de Lille.
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26 janvier 2016 : Bureau National PRG

J'ai profité de la présence de Manuel Valls, Premier ministre, pour l'interpeller au sujet de l'attitude de JL Bianco et du salon de l'UOIF à Lille lors du Bureau national du PRG.

Cette interpellation a été l'occasion de rappeler les missions de l'Observatoire de la laïcité et de JL Bianco, quant auxquelles, le 1er Ministre a reconnu qu'il avait failli.

J'ai par ailleurs demandé quelles solutions M. Valls pensait apporter à cette crise : dissolution de cette structure inéfficace et remplacement par une structure qui aura pour mission d'intervenir en cas de dérive ou remerciement de JL Bianco. Ce dernier doit être reçu.

22 janvier 2016 : Pétition Bianco 2

De grands intellectuels rallient notre appel demandant la démission de JL Bianco :

Catherine Kintzler, philosophe

Henri Pena Ruiz, philosophe

Pierre-André Taguieff, philosophe et historien des idées

Gérard Delfau, ancien sénateur, essayiste et président d’Egale

Frédéric Encel, essayiste et géopolitologue

Pascal Bruckner, écrivain et philosophe

Sérénade Chafik, auteur de "Répudiation"

Guy Arcizet, ancien grand-maître du Grand Orient de France

Djemila Benhabib, Journaliste, essayiste, femme politique, et militante contre le fondamentalisme musulman

André Gomar président de l’observatoire de la laïcité de Seine Saint Denis

Boudjemma Laliam, Observatoire de la laïcité de Montpellier

Bernard Maro, Directeur de Recherche au CNRS

Waleed Al-Husseini : Essayiste, fondateur du Conseil des ex-musulmans de France. Auteur de «Blasphémateur. Les Prisons d'Allah»

Martine Cerf, co-directrice du « dictionnaire de la Laïcité »

Michèle Vianès, présidente de Regards de femmes

Michel Dumont, président du cercle Ferdinand Buisson

Roland Castro, architecte et urbaniste, ancien délégué à la rénovation des banlieues, pdt du mouvement de l’utopie concrète, candidat à la pdt de la république.

Samuel Mayol, prix de la laïcité 2015, directeur de l’IUT de Saint Denis

Francis Szpiner, avocat

Ahmed Benguini, fondateur du réseau social d’activisme politique LaicArt

Guylain Chevrier, historien et ancien membre de la mission laïcité au Haut Conseil à l'intégration 

19 janvier 2016 : Saisie du 1er Ministre

J'ai saisi, ce jour, le premier ministre sur l'achat sur google du mot clé Laïcité par le CCIF et CoExister.

Courrier M. Valls - référencement Google.
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13 janvier 2016 : Tribune Marianne

Jean-Louis Bianco doit démissionner de l'Observatoire national de la laïcité - Par Laurence MT et Mohamed Sifaoui

 

Depuis sa création, l'Observatoire national de la laïcité, sous l'impulsion de son président, Jean-Louis Bianco, n'a cessé de privilégier les accommodements irraisonnables et le repli communautariste au détriment de l’esprit d’une véritable République laïque, diverse et métissée, que dessinent la loi de 1905, aussi bien à travers sa lettre qu’à travers sa philosophie, et l'application stricte des lois de 2004 sur le port des signes religieux ostentatoires à l'école et celle de 2010 interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public.

La loi du 15 mars 2004, par exemple, contrairement à ce que prétendent, dans leur propagande, les islamistes et leurs alliés, a eu des résultats positifs, protégeant, notamment dans les quartiers populaires, de nombreuses jeunes filles de cette atteinte à leur émancipation et délivrant plusieurs directeurs d’établissement, jadis livrés à eux-mêmes, de problématiques insolubles. Autrement dit, les conditions d’une éducation laïque et républicaine pour l’ensemble des enfants et des adolescents ont été réunies dans le seul but de favoriser l’émancipation du futur citoyen et de consolider son esprit critique afin de lui permettre d’être libre, ouvert au monde et imperméable à l’obscurantisme. Et c’est ce que s’emploient à remettre en cause et à déconstruire des associations liées, organiquement ou philosophiquement, aux Frères musulmans ou généralement proches des pensées islamistes. Or, dans Le Monde des Religions, du 12 mai 2014, Jean-Louis Bianco, au lieu de privilégier un examen objectif, froid et critique de la situation, a préféré nier, comme s’il agissait en militant, ce problème non négligeable.

Pire encore, le 15 novembre 2015, alors que la Nation était sous le choc à la suite des attentats sanglants, il a cosigné une tribune intitulée « Nous sommes unis » avec une partie du gratin de l’islam politique en France, dont Samy Debah et Yasser Louati, respectivement directeur et porte-parole du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), association dont le but avoué est de faire abroger ces lois et, non avoué, d’atrophier le débat avec le sempiternel chantage à « l’islamophobie », un concept sémantique usité par les milieux islamistes pour empêcher non seulement la critique légitime des dogmes se réclamant de l’islam, mais aussi les discours et les actions des partisans d’un islam politique et belliqueux.

Parmi les signataires se trouve aussi la présidente de l'association interconfessionnelle Coexister, Radia Bakkouch, qui voudrait remplacer la neutralité laïque de l'espace public par la coexistence des religions. Nabil Ennasri, Frère musulman lui aussi, factotum du Qatar en France, est également signataire. Enfin, le rappeur Médine, triste auteur de la chanson « Don’t laïk », (lire "don’t laique") qui appelle à la crucifixion des « laïcards » et à l’application de la charia, figure parmi les premiers signataires de cette tribune.

Comment la France peut-elle accepter que les responsables de l’Observatoire national de la laïcité collaborent avec les représentants les plus virulents de l’islam politique ?

Alors que 8 Français sur 10 jugent que la laïcité est en danger (sondage IFOP pour le Comité national d’action laïque, publié en décembre mais réalisé avant le 13 novembre 2015), M. Bianco ne trouve rien de mieux à faire que d'entretenir cette confusion que portent les thèses d'une partie de la gauche victimaire ou clientéliste associée à des islamistes notoires parfaitement antirépublicains, quand ils ne sont pas ouvertement en guerre contre le gouvernement, contre les Institutions, voire contre la France.

Les positions de M. Bianco, affirmées sans discontinuer depuis plusieurs années et qu'ont dénoncées à plusieurs reprises des membres mêmes de l'Observatoire, le disqualifient. À l’heure où la France subit de nouvelles menaces d’attentats et d’assassinats précisément contre l’école et les militants laïques, il n'est plus possible que la laïcité soit représentée et "défendue" par Jean-Louis Bianco, l'un de ses contempteursdont les collaborateurs fustigent de respectables intellectuels défenseurs de la laïcité, comme Elisabeth Badinter, et s’engagent dans une connivence intellectuelle avec les membres de l’obscur CCIF. 

En conséquence, les signataires demandent qu’il soit mis fin aux fonctions de M. Bianco à la tête de l’Observatoire national de la laïcité, ainsi qu’à celles de son délégué général Nicolas Cadène, et qu’ils soient remplacés par des personnalités dont la préoccupation réelle sera bien l’affirmation d’une laïcité dynamique et intégratrice, plutôt que la crainte paralysante d’un amalgame que la population française dans son immense majorité ne pratique pas et la propagation d’une laïcité de compromission, dont elle ne veut pas.

 

Cette pétition peut-êter signée ici

2 novembre 2015 : ADMD à Paris

J'étais présente à la manifestation de l'ADMD, en soutien au droit de mourir dans la dignité, aux côtés de Avec JL Romero, Anne Hidalgo, Olivier Falorni, Jean-Bernard Bros, Muriel Genoux, MP de la Gontrie.

 

Chers Amis,

La Dignité est un sentiment personnel dont l’appréciation ne se partage pas. Le respect de qui je suis passe par celui de mon corps, qu’il ne soit pas traité comme un objet déconnecté de mon être et des émotions que je ressens.

Vouloir mourir pour ces raisons, est un choix légitime, qui n’appartient à personne d’autre. Pourtant,  nous avons tous en mémoire un père, une mère, un proche qui est parti dans des conditions de souffrance qui nous ont révoltés.

Lorsque Sénèque écrivait : « Y a-t-il plus cruel supplice que la mort ? Oui, la vie quand on veut mourir. », la question était moins facile à résoudre qu’aujourd’hui où les solutions techniques existent, mais le courage manque pour les mettre à disposition de tous.

Oui, Tous, parce qu’aujourd’hui, il y a ceux qui peuvent s’offrir une mort digne, à l’étranger, dans des pays frontaliers dont les lois sont plus progressistes, et il y a ceux qui ne disposent ni de l’argent ni de l’information nécessaires pour bénéficier de conditions comparables pour achever de vivre dans des conditions choisies.

Cette question, dans une civilisation qui se dit avancée, devient prégnante, car on ne peut pas repousser les limites de l’espérance de vie sans se poser celles de la mort, de notre mort, de celle de nos proches, de l’accompagnement dans ces instants,  tant du patient que de ses proches, mais aussi du personnel médical, désarmé administrativement comme émotionnellement.

Aussi, le Parti Radical de Gauche regrette que la loi Claeys - Leoneti n'aille pas plus loin et qu'elle ne prenne pas en compte la volonté clairement exprimée de nombreux malades à pouvoir bénéficier de l'assistance médicalisée à mourir car, quitter la vie est inéluctable, la quitter dans la sérénité représente un enjeu différent.

En effet, cette loi prévoyait une sédation profonde et continue associée à l’arrêt de l’ensemble des moyens de maintien en vie. Or, l’amputation récente de la mention « continue jusqu'au décès » revient sur le caractère irréversible de la sédation profonde et ressemble à un retour à la case départ pour les patients en fin de vie, ne leur offrant aucun droit nouveau. De plus, les directives anticipées ne sont désormais plus opposables, ce qui remet la décision finale entre d’autres mains que celles de la personne la plus concernée.

Personne de devrait s’opposer à un choix qui est personnel, comme l’expression ultime de nos libertés fondamentales. Lorsque la souffrance devient insupportable, chacun doit avoir le droit d’y mettre un terme, sans être obligé de se suicider dans la clandestinité.

Le choix doit être graduel, du soin palliatif au suicide médicalement assisté, l’humain doit pouvoir garder la maîtrise de son destin.

Plus de trente ans après la proposition d’Henri Caillavet au sénat, même si certains tabous sont brisés, nous avons bien maigrement avancé.

Pour toutes ces raisons, les radicaux de gauche réclament une fin de vie apaisée et digne, comme la reconnaissance de ce droit fondamental : être libre de décider pour soi du moment d’en finir.

Je tiens, aussi, à souligner le travail fait par l’ADMD, et les assurer de notre soutien, quant à une proposition de loi visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté et à assurer un accès universel aux soins palliatifs. Vous avez pu le constater, les parlementaires radicaux ont porté fièrement ces propositions et continueront à les revendiquer inlassablement, car les libertés individuelles sont essentielles pour nous et aussi parce que nous avons espoir en un monde plus juste où notre liberté fondamentale de décider de notre chemin de vie existe et est respectée.

7 octobre 2015 : Nommée SN au PRG

Communiqué de presse :
Laurence Marchand-Taillade, reconnue pour son combat pour défendre et promouvoir la Laïcité comme principal moteur de l’émancipation individuelle, a été nommée secrétaire nationale du PRG aux libertés individuelles et aux droits nouveaux.
« Les débats autour du mariage pour tous ou de la fin de vie dans la dignité ont démontré l’importance de défendre de nouveaux droits pour nos citoyens et les libertés individuelles, comme valeurs fondamentales du radicalisme. Je m’impliquerai sur les grandes réformes portées par les radicaux telles que le vote d’une grande loi sur la bioéthique, la PMA, le droit de mourir dans la dignité ou la légalisation du cannabis »
« Fortement sensibilisée à ces questions, j’espère apporter, par mon travail et les contributions des groupes de travail qui seront rapidement constitués sur ces thématiques, une vision nouvelle et progressiste des libertés individuelles et des droits nouveaux, auxquels l’ensemble de nos concitoyens doivent pouvoir prétendre, dans notre pays. »
 

22 septembre 2015 : Salon Musulman de Pontoise : saisie des autorités

Pétition contre l'incitation aux violences faites aux femmes
PETITION-OBSERVATOIRE-DE-LA-LAICITE-VAL-[...]
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Courrier à JL. Bianco
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Courrier à B. Cazeneuve
courrier B Cazeneuve.pdf
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Courrier à la miviludes
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Courrier à M. Valls
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17 et 18 septembre 2015 : Congrès PRG

Chers Amis,

Le week-end dernier se tenait, à Pontoise, au parc des expositions, là même où avait lieu, il y a quelques mois, l’hommage à Charb, le salon de la femme musulmane.

J’y étais, j’ai visité ce salon, j’ai assisté aux conférences, au titre de l’observatoire de la Laïcité du Val d’Oise, que j’ai fondé en 2010. 

Aux espaces shopping et restauration s’ajoutaient des conférences réunissant des prédicateurs fondamentalistes, connus pour leurs prêches et conférences filmés et diffusés sur la toile :

Rachid Abou Houdagfa, imam de la mosquée de Brest, proche du collectif contre l’islamophobie en France, enjoint les musulmanes à porter le voile islamique sous peine d’encourir les feux de l’enfer dans l’au-delà et des agressions sexuelles dans ce bas monde par le discours suivant : « si la femme sort sans honneur ; qu’elle ne s’étonne pas que les homme abusent de cette femme-là, l’honneur étant assuré par le voile »

Nader Abou Anas, imam de la mosquée du Bourget et président de l’association D’clic explique que « la femme ne sort de chez elle qu’avec la permission de son mari » et « si elle refuse d’accomplir le devoir conjugal sous l’injonction de son mari, alors il craque, c’est normal ». En d’autres termes, il justifie le viol conjugal !

Hatim Abou Abdillah, imam de la mosquée de Maisons Alfort, promet aux femmes coquettes et parfumées, qu’il nomme « fornicatrices », « un châtiment atroce ».

Eric Younous quant à lui, considère que les juifs sont punis par Allah.

Medhi Kabir taxe les « mangeurs de cochons » de « gens les plus sales ».

A la lumière de ces propos, nous pouvons aisément rebaptiser ce qui a eu lieu de « salon fondamentaliste du Val d’Oise » car, que je sache, les musulmans français, dans leur ensemble, ne cautionnent pas ces points de vue.

Ils ne doivent pas être les otages de politicards communautaristes !

Comment notre république laïque a-t-elle pu engendrer de telles horreurs ?

Comment nos élus, qui sont les garants de nos principes républicains, peuvent-ils accepter que se tienne ce type de manifestation ?

Notre pays, la France, mérite mieux que ces élus-là !

Avertis, informés, les uns, Ps en tête, étaient au festival du cirque à cinq kilomètres de là, tandis que d’autres, UMP et PS, bras dessus, bras dessous, préparaient une omelette géante et se faisaient balader en charrette à une foire agricole d’un village du Vexin – préfet inclus !

Doit-on les laisser creuser le lit du FN par cette passivité coupable ?

Aujourd’hui, sonne le glas du clientélisme électoral et de la passivité des politiques !

Je demande à Jean-Louis Bianco, le président de l’observatoire de la Laïcité, délégué auprès du premier ministre, de revenir à la raison et de cesser d’attaquer les associations comme la mienne, de revenir à la lucidité et de rendre des rapports objectifs sur ce qu’il se passe vraiment sur nos territoires. Je lui propose même de lui fournir un rapport annuel de nos actions de terrain en réponse à une observation attentive des réalités.

Nous ne pouvons plus nous permettre de prétendre que « la France n’a pas de problème avec la Laïcité » !

Je demande à Bernard Cazeneuve d’agir, notamment via sa cellule de contre-propagande sur le net, et de passer de l’observation passive à l’action !

Il doit se saisir de ces vidéos qui fourmillent sur le net, les faire interdire et poursuivre leurs auteurs. On ne peut pas tenir de tels propos sans être inquiété en France !

Je demande à Manuel Valls de prendre ses responsabilités et d’assumer ses propos du 14 janvier. Il doit agir pour faire appliquer nos lois, comme il l’a fait contre les propos antisémites de Dieudonné !  

Je vous invite, tous, à manifester notre opposition de Radicaux, aux atteintes à la République, et à la Laïcité, sur nos territoires, au quotidien.

Je vous apporte ce témoignage de militante de terrain pour vous dire que l’action, quand elle est juste, porte ses fruits et permet de mettre la lumière sur les idéaux que nous portons et nos couleurs ! Parce-que les valeurs radicales sont résolument modernes et en adéquation complète avec ce dont la France a cruellement besoin aujourd’hui : La Réaffirmation de notre devise,  Liberté, Egalité, fraternité !

Amis Radicaux, ne perdons pas de temps sur l’accessoire, concentrons nos forces sur l’essentiel, défendons tous ensemble nos valeurs et combattons le fondamentalisme !

Merci !

12 et 13 septembre 2015 : Salon Pontoise

Salon de la femme musulmane à Pontoise : Appel à Manifester notre opposition aux atteintes aux principes républicains de liberté, d’Egalité et de Fraternité !

La Mairie de Pontoise et le Préfet du Val d'Oise resteraient indifférents à l'antisémitisme et l'incitation au viol des femmes non voilées ? 

Ce week-end au parc des Expositions de Pontoise, se tiendra la troisième édition du Salon musulman du Val d'Oise, dédié à "la femme musulmane". Aux sympathiques espaces Shopping, Vie active et Cuisine s'adjoint un programme de conférences réunissant des prédicateurs fondamentalistes aux discours pour le moins virulents.

Rachid Abou Houdeyfa, imam de la mosquée de Brest, proche du Collectif contre l'islamophobie en France, enjoint sur les réseaux sociaux les femmes musulmanes à porter le voile "islamique" sous peine d'encourir les feux de l'Enfer dans l'au-delà, et des agressions sexuelles en ce bas-monde: "Si la femme sort sans honneur, qu'elle ne s'étonne pas que les hommes abusent de cette femme-là."

Nader Abou Anas, imam de la mosquée Al Imane du Bourget et président de l'association D'Clic se référant notamment à Ibn Taymiyya ("source d'inspiration tant pour les salafistes quiétistes non politisés et opposés à la violence que pour les djihadistes qui cherchent des justifications idéologiques à la violence de leurs actions"), explique le plus sérieusement du monde que "la femme (...) ne sort de chez elle que par la permission de son mari" et que si elle refuse d'accomplir le devoir conjugal sous l'injonction de son époux, "les anges la maudiront toute la nuit". 

Hatim Abou Abdillah, imam de la mosquée As Salam de Maisons-Alfort, promet aux femmes coquettes et parfumées, gracieusement nommées "fornicatrices", un "châtiment atroce".

Éric Younous considère que les juifs sont punis par Allah, tandis que Mehdi Kabir considère les "mangeurs de porcs" comme "les gens les plus sales".

Cette édition du Salon musulman du val d'Oise devrait donc, selon toute logique, être rebaptisée "Salon fondamentaliste du Vfal d'Oise", car l'on ne sache pas que l'ensemble des musulmans français adoptent les points de vue de ces prédicateurs. 

Aussi, l’observatoire de la Laïcité du Val d’Oise appelle à un grand rassemblement devant le Hall Saint Martin Dimanche 13 septembre à 15h afin de manifester notre opposition à ces attentes aux principes républicains de liberté, d’Egalité et de Fraternité !

Courrier au préfet du val d'Oise
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21 juin 2015 : Pique-nique républicain

14 juin 2015 : Rencontre avec S. Pinel

Rencontre avec Sylvia Pinel, ministre du logement et de l'égalité des territoires, à Goussainville

Je l'ai interpellée sur les problèmes de zones de couverture numériques que rencontre l'Ouest de notre département, et notammentc la ville de Méry-sur-Oise, dont certains quartiers n'ont ni accès à la téléphonie mobile ni à Internet en haut débit, ce qui représente un réel handicap pour le développement économique de nos territoires.

 7 juin 2015 : Inauguration - St Ouen 95

Inauguration symbolique d'une place chevalier de la Barre à St Ouen l'Aumône pour rappeler le danger des fondamentalismes, de toutes sortes par la mémoire de ce jeune homme, mort pour ne pas s'être découvert au passage d'une procession religieuse.

Actualités

Programme - colloque du 26 Novembre 2016
Programme du colloque 26 novembre 2016.p[...]
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30 mars - colloque - Paris

Femme, Laïcité, Egalité

Salle V. Hugo, Assemblée nationale sur réservation uniquement

 

22 février à 19h - Paris (9)

Femmes et Laïcité, un combat commun pour l'émancipation

sur réservation uniquement

 

2 Février à 19h - Paris (17)

Faire vivre la laïcité dans la cité

sur réservation uniquement

 

6 janvier à 19h - Dijon (21)

Clubs perspectives et l'OLvo21 - informations prochainement disponibles

 

17 décembre à 15h - Paris 9è

"Laïcité et droit", invitée par la CLEF- informations prochainement disponibles

 

9 décembre à 14h30 - Arras (62)

"droit des femmes et la laïcité", invitée par l'UPTA et LibreS MarianneS-  Université d’Artois à ARRAS - amphithéâtre Winston Churchill

 

1er décembre à 18h - Bourgoin Jarlieu (69)

"la Laïcité, une actualité en mouvement" avec le comité 1905- informations prochainement disponibles

 

26 novembre de 9h à 17h - Mairie Paris 3è

"La République laïque et sociale en danger"- insciption obligatoire à laicite.26novembre@gmail.com 

 

14 novembre à 18h - Paris ENS

"La variable musulmane dans le jeu politique"- entrée libre 

 

4 octobre 2016 à 18h00 - Nantes (44) 

"Emancipation des femmes par la laïcité"  - sur inscription à contact@laicite-republique-paysdeloire.com

 

1er octobre 2016 à 19h00 - Nîmes (30) 

Informations bientôt disponibles

 

30 septembre 2016 à 18h00 - Beziers (34) 

Informations bientôt disponibles

 

4 juin 2016 à 9h-18h00 - Genève (Suisse) - Colloque

Avec :

Guy Haarscher, Dr en philosophie

Magalie Orsini, députée

Pierre Gauthier, député

Yves Scheller, Coordination laïque

J'interviendrai sur "La laïcité française en danger ?"

Détails sur demande par mail

 

11 mail 2016 à 20h00 - Paris Rotary Club Paris-Lumières

"Laïcité et clientélisme électoral"   Complet

 

25 avril 2016 à 19h00 - Nice (06)

"Laïcité en question, et dérives communautaires" AnimaNice, 63 Bld Gobella - Nice

 

22 avril 2016 à 18h30 - Caen (14)

"La Laïcité a-t-elle un avenir ?"  - 87, rue de l'Oratoire - Caen - Réunion ouverte à tous

 

5 avril 2016 à 20h - Montrouge (92)

"Laïcité et clientélisme électoral"  - sur inscription citoyens@vivreamontrouge.fr 

 

8 Mars 2016 à 20h00 - Perpigan (66)

Cinéma le Castillet, femmes et laïcité

 

10 février 2016 à 20h - Argenteuil (95)

"1ère journée du vivre ensemble" Hôtel de ville - sur inscription à 

contact@observatoirelaicite95.org

 

30 janvier 2016 à 10h - Sénat (Paris 75)

Colloque : montée des fondamentalismes et laïcité

 

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