Prises de positions et débats d'actualité

Retrouvez ici le contenu de mes prises de parole, en interview ou débat, sur les questions d'actualité.

 

Voir aussi les sites Forces Laïques et Observatoire de la laïcité du Val d'Oise

Burkini à Rennes, E. Macron aux Antilles, pouvoir d'achat, Martine Aubry et les territoires perdus de la République

Sud Radio - 1er octobre 2018 - 10h/12h de Valérie Expert

DES BURKINIS DANS LES PISCINES RENNAISES – ENFERMEMENT DU CORPS DES FEMMES

Pour commencer, j’ai souhaité revenir sur la polémique des burkinis autorisés dans les piscines à Rennes. Il me semblait important de rappeler que l’affaire de base date de 2016. Ce qui fait craindre pour la laïcité dans ce contexte, c’est la façon dont cette ville a décidé de convoquer un conseil consultatif, constitué -entre-autres- de religieux pour donner sa propre définition de la laïcité, concernant les repas dans les cantines, les accompagnatrices voilées lors des sorties scolaires, ou la question du burkini. C’est, pour moi, tout aussi ridicule que de demander à des végans de légiférer sur la question des abattoirs. La laïcité a été utilisée à tort dans cette affaire concernant le burkini, qui est une question portant davantage à l’égalité femmes-hommes, qui a été évacuée dans cette question.

Or, cette notion est centrale dans cette affaire et nous ramène à la question plus globale de l’appropriation du corps des femmes par la société.

Ainsi, lors d’une altercation entre M. Salvini et le ministre des affaires étrangères luxembourgeois, le 15 septembre dernier, lorsqu’il s’agissait de traiter de la question migratoire, le sujet est sous-jacent. L’un pense remédier au problème de vieillissement de la population européenne par l’immigration, quand l’autre veut favoriser la natalité dans son pays. La question est à quel prix. Lorsque l’on regarde les chiffres, la réponse semble évidente : celui du corps des femmes que la société transforme en utérus, au détriment de leurs droits fondamentaux. 70% du personnel médical italien se refuse à pratiquer des IVG. Le même problème se retrouve chez tous les ultras, islamismes, comme catholicisme, l’enjeu est celui de l’enferment, de l’effacement, du corps des femmes de l’espace public pour les renvoyer à un rôle de matrices. En France, les récentes déclarations de Marlène Schiappa en faveur de la clause de conscience laissent entrevoir la naïveté d’une secrétaire d’Etat qui ne veut pas voir la montée en puissance des pressions contre un droit fondamental : celui de disposer librement de son corps.

Il faut revenir sur la clause de conscience : que les médecins qui se refusent à pratiquer des IVG retournent travailler dans le secteur privé et cessent de profiter des avantages du public, qui met à leur disposition une infrastructure qu’ils ont loisir d’utiliser à des fins de consultations privées avec dépassement d’honoraires.

Par ailleurs, j’ai rappelé que la cause des femmes était bien mal desservie, notamment concernant leur santé … au rabais. La sous-traitance d’actes médicaux, initialement pratiqués par des gynécologues tels que la pose d’implants contraceptifs, de stérilets ou les échographies prénatales, donne lieu à des erreurs médicales et des dérives ayant pour principal effet des engorgements de consultations en gynécologie pour réparer les conséquences d’actes mal effectués.

 

LE PRESIDENT AUX ANTILLES – PAS DE FOND MAIS UNE NOUVELLE POLEMIQUE

Concernant le déplacement du Président Macron aux Antilles, j’ai rappelé, qu’une fois encore, c’est le fond qui l’a emporté sur la forme.

Ce voyage avait une importance primordiale pour nos compatriotes ultra-marins. On a eu la triste sensation qu’E. Macron découvrait une situation vieille de plus d’un an et qu’il ignorait les problèmes de reconstruction, d’eau potable et de chlordécone rencontrés par les antillais. Ainsi, cette désagréable impression donne le sentiment d’un désintérêt total pour ces sujets et d’une improvisation malvenue quand tant de Français souffrent au quotidien.

Il fallait donc faire diversion, comme il en a pris l’habitude, en attirant l’attention sur son selfie déplacé avec deux jeunes torses nus, dont un malfrat, l’un deux se permettant un doigt d’honneur au photographe.

Cette photographie, et le choix d’en faire une image centrale dans ce déplacement officiel, montre la fascination d’E. Macron pour la vulgarité et les voyous. Après la Gay Pride à l’Elysée, maison de tous les Français au caractère hautement symbolique, ses amitiés avec Benalla, Saou, Makao et tant d’autres, en sont la démonstration évidente.

Le plus attristant est que toute critique soit automatiquement l’objet d’attaques renvoyant à une parole raciste alors que l’évidence est que ces éléments de langage, resservis dans tous les médias, ont pour objectif de faire vivre la polémique, de faire d’E. Macron le Monsieur anti-populistes lors des prochaines échéances électorales.

 

E. MACRON SE DESINTERESSE DU POUVOIR D’ACHAT ?

La question de la baisse du pouvoir d’achat, dont le Président se dédouane aujourd’hui est intéressante à évaluer au regard des dernières mesures prises. Elles sont les marqueurs évidents d’une injustice criante envers les plus démunis. Qu’il s’agisse de la taxe sur les produits pétroliers, qui alourdie gravement les budgets des classes moyennes et des plus pauvres, dont l’utilisation de la voiture n’est pas un caprice mais répond à une nécessité, du fait de la pauvreté des offres de transports alternatifs pour les banlieues, où elles ont été relayées ; ou que l’on évoque la question de la  dernière loi sur la fraude fiscale qui offre la possibilité aux plus gros fraudeurs de négocier leur peine et d’éviter toute inscription au casier judiciaire, tandis que les plus faibles devront subir la double peine du redressement et de l’inscription à la liste des « name of shame », ce qui bloquera l’accès aux marchés publics pour le PME. On voit bien que les mesures prises ne vont pas en direction de ceux qui en ont le plus besoin. Tout cela dans un contexte d’arrogance et d’une forme de violence des élites qui se permettent à peu près tout, avec une parfaite impunité.

 

MARTINE (AUBRY) DECOUVRE LES TERRITOIRES PERDUS DE LA REPUBLIQUE

Enfin, le cas Martine Aubry est intéressant. Cette femme qui a soutenu les propos de François Lamy prétendant que le problème n’est pas « le refus de s’intégrer, mais la société française qui n’intègre pas », qui a joué avec le communautarisme le plus échevelé en accueillant chaque année depuis dix ans le RAMN de Lille, organisé par l’UOIF de son ami Amar Lasfar qui est – faut-il encore le rappeler- la branche française des Frères musulmans. Donc, cette femme vient pleurer sur les territoires perdus de la république qu’elle a elle-même contribué à faire prospérer dans sa propre ville.

Car, oui, il faut le rappeler, les quartiers sont aujourd’hui aux mains d’individus qui ont décidé de les soumettre à d’autres lois que celles de la Républiques. Et elle, comme beaucoup d’autres, par intérêt clientéliste, a laissé s’installer la partition évoquée par F. Hollande lors de ses échanges avec Davet et Lhomme, dans « un président ne devrait pas dire ça ».

Voilà encore une de ces élus qui se réveil d’un long coma à moins que ses propos ne soient à ajouter à la longue liste de ces paroles non suivies d’effet, par pur intérêt clientéliste.

E. Macron à l'ONU, fraude fiscale, M. Valls à Barcelone, Civitas

LCI - 26 septembre 2018 - Club Pujadas

Le Président Macron à l’ONU

Son comportement agité s’est doublé de propos une fois encore irrespectueux pour son peuple.

Il a déclaré, lors de son discours : « Je viens d’un pays qui a fait beaucoup d’erreurs, beaucoup de mauvaises choses ». Il s’agit d’une nouvelle attaque sournoise hors de nos frontières, après la Grèce, en septembre 2017 où il déclamait : « Je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes. » ; Bucarest, en août 2017, où il avait regretté que « les Français et les Françaises détestent les réformes » et la Suède, dernièrement, où il avait évoqué des « Gaulois réfractaires aux réformes », pour désigner ses concitoyens. Ce n’est pas en s’essuyant les pieds sur nous qu’il va être respecté par les grands de ce monde qui, eux, portent haut leur amour de leur pays et de leurs compatriotes.

Sur le fond du discours, il se pose en leader dans le respect des accords de Paris sur le climat, en s’opposant frontalement à Trump. La dernière fois qu’il a fait ça, il est ressorti avec le retrait des USA de l’accord Iranien et la menace sur nos entreprises de représailles économiques qui ont mis l’Europe en situation de tenaille entre la Chine et les USA.

On peut saluer son idée de ne commercer qu’avec ceux qui le respectent, mais c’est irréaliste sans cesser de commercer avec l’Afrique et les autres pays en voie de développement, ce qui aurait pour effet de les pénaliser gravement et d’accentuer la crise migratoire pour raisons économiques.

La refonte des relations internationales est une priorité pour lutter contre la mondialisation économique sauvage et la brutalité des dictatures de toutes formes. C’est dans cette perspective, qu’il faudrait envisager un prime économique dans le commerce mondial, à ceux qui choisissent la démocratie. Sinon il n’y aurait plus d’intérêt à avoir ce régime si les dictatures peuvent faire du commerce se renforcer et nous affaiblir par la même occasion, comme l’a fait l’Allemagne en 1936.

La remise de prix dont le Président est le récipiendaire est avant tout le prix des Français et de la France, dont il est le représentant.

En l’occurrence, ce sont les Français qui font aujourd’hui de lourds efforts, notamment sur l’augmentation du prix de l’essence qui frappe les plus modestes, à qui on ne propose aucun moyen substitutif pour se rendre à leur travail. Cette réforme, spécifiquement, montre la précipitation et le manque d’anticipation de certaines mesures qui pénalisent lourdement les Français dans leur pouvoir d’achat, sans avoir d’effet dissuasif, puisque l’alternative n’existe pas.

Fraude fiscale

La réforme semble bonne dans son intention et on peut saluer certaines avancées sur la lutte contre les « petits » fraudeurs.

Mais le principal problème réside dans le maintien d’une alternative aux poursuites pour les grosses entreprises.  Cette extension aux fraudes fiscales de la convention CJIP, instaurée dans la loi Sapin II, qui évite un procès ou une procédure de « plaider coupable », permet aux gros fraudeurs d’éviter un procès, avec le grand déballage qui peut l’accompagner. Celles-ci pourront se contenter de négocier une amende, tout en continuant à commercer, notamment par le biais d’appels d’offres dont elles ne seront pas écartées.

Le problème, c’est que, une fois encore, les entreprises du CAC 40 sont favorisées. Elles optimisent fiscalement, parce qu’elles en ont les moyens, ce qui leur permet de payer jusqu’à 3 fois moins d’impôts que les PME. Ainsi, on peut dire que la France a tué et tue les PME. Les plus riches pourront avoir accès à des fiscalistes mais les plus pauvres devront aller devant les juridictions et payer de lourdes amendes.

Les lobbyistes ont bien travaillé. Cette loi manque de justice et d’éthique. On ne peut que regretter que cette procédure ne soit qu’un cache misère. On transforme la justice en administration sous contrôle d’un procureur nommé par le Ministre.

Une vraie réforme eut été de renforcer le budget de la justice et de piloter le plaider coupable par un juge autonome.

Manuel Valls se présente à Barcelone

Il est compréhensible que ses électeurs soient désappointés de le voir partir si tôt après son élection. Ce départ pose la question, aussi, de sa garde rapprochée : La France doit-elle continuer à financer ses gardes du corps ?

Il semble que, de toute façon, sa « carrière politique » ne soit terminée ici. Il était totalement ostracisé. Il a manqué la marche des présidentielles en partant trop tard. Il aurait dû quitter le gouvernement au moment où François Hollande l’a désavoué face à Jean-Louis Bianco, lui imposant de le garder au sein de l’observatoire gouvernemental de la laïcité. Ce point de désaccord fondamental, sur une laïcité « ouverte », devait être un point final à sa collaboration avec le gouvernement Hollande. C’est à ce moment là qu’il avait en mains toutes les cartes pour démarrer une campagne sur le respect des principes républicain. En restant, il perdait toute crédibilité.

Carte blanche : Les catholiques d'extrême droite de Civitas Toulouse lancent une campagne nauséabonde en ligne

Le parti d’extrême droite Civitas a lancé hier une campagne sur les réseaux sociaux représentant un singe avec une crète, des piercings, devant la pyramide du Louvre, barrée du slogan : « Français déchristianisés = pays dégénéré ».

Civitas est, selon leurs propre site internet, « un parti véritablement catholique qui souhaite rétablir le règne du Christ-Roi en France et redonner à notre pays sa fierté que les dirigeants politiques bafouent et salissent depuis trop longtemps".

Il s’agit d’une campagne provocatrice visant probablement à dénoncer la laïcisation de la société et la perte de vitesse de la religion catholique. Du même coup, cela leur permet d’attirer de nouveaux identitaires.

L'illustration de la "dégénérescence" supposée du pays par un singe qui fait la grimace laisse peu de doutes sur les positions du parti : Viser les Français issus de l'immigration, comme certains élus du FN l’avaient fait, en leur temps, en comparant Christiane Taubira, à un singe.

Tous les codes de l’extrême droite des années trente, et les recettes puantes d’une idéologie mortifère, sont représentés ici : de la théorie controversée du "Grand remplacement" à celle du complot maçonnique, évoqué par la pyramide du Louvres.

Les Catholiques identitaires investissent la politique, avec l’argent des Français, puisque ce parti bénéficie des arrangements prévus par la loi du 11 mars 1988, relative à la transparence de financement des partis politiques, ce qui inclus la possibilité de défiscaliser les dons et adhésions.

Il est impératif que tous les partis qui se prétendent républicains et laïques condamnent unanimement et sans équivoque ce coup de communication scandaleux, qui porte profondément atteinte à nos principes et nos valeurs.

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Zemmour, Europe, Populismes, Le Pen

Cnews - 20 septembre 2018 - Le débat des voix de l'info - Sonia Mabrouk

Nous avons abordé deux sujets : Le refus de Marine Le Pen de subir des expertises psychiatriques, dans le cadre de sa poursuite pour la diffusion d’images d’exécutions de Daech sur Twitter. Puis nous avons débattu des polémiques dont Eric Zemmour est le spécialiste.

Concernant Marine Le Pen, même si la procédure est surprenante, cette expertise semble être une option possible dans le cadre des poursuites dont elle fait l’objet. Cette instruction doit être respectée. Madame Le Pen, même si elle a accédé au second tour de l’élection des présidentielles doit être une justiciable comme les autres et n’a pas à bénéficier de traitement différent. A ce titre, j’ai rappelé que la justice devait pouvoir faire son travail en toute autonomie, ce que démontre, par exemple, la poursuite d’Alexandre Benalla ou celle de Messieurs Kohler, Ferrand et de Mesdames Nyssen et Flessel.
Par ailleurs, j’ai déploré que les élections présidentielles ne nous ait laissé qu'un choix par défaut, de voter 
#LaREM ou #FN, face à des politiques qui ont échoué à porter une offre crédible devant les Français. A mon sens, le Rassemblement National n’est, non seulement, pas crédible, mais représente aussi un danger, comparable à celui des partis de V. Orban et de M. Salvini, notamment lorsqu’il s’agit de droit des femmes. En Italie, 80% du personnel hospitalier refuse de pratiquer des IVG, en Hongrie, les cliniques et hôpitaux sont fortement découragés.

Nous sommes confrontés à une montée des crispations identitaires en Europe qui se fige dans un affrontement, europhobes contre europhiles, nationalistes contre progressistes, dont Emmanuel Macron a voulu être l’acteur principal. Seulement, il a aussi su trouver ces conservateurs nationalistes lorsqu’il a voulu s’opposer à la directive européenne favorisant l’égalité femmes-hommes dans le congé parental.

« L’affaire Zemmour/Sy » est tout simplement le symptôme de cette montée de deux blocs identitaires qui s’affrontent, dans un refus commun des principes et valeurs républicains. Car, même si le prénom peut-être un marqueur social et identitaire, il n’en reste pas moins que c’est ce que l’on en fait, en tant qu’individu exerçant sa liberté de conscience, qui compte. Or, force est de constater, sans pour autant en faire un lien direct, que le rapport de l’institut Montaigne de 2016 (confirmé par celui de 2018), pointe que près de 30% de nos compatriotes vivent dans le rejet complet de ceux-ci, ce qui est problématique. Il semble que la priorité, dans cette affaire, soit de restaurer le lien que nous entretenons tous avec la République, son indivisibilité en tant que Nation, qui ôte toute envie à un individu de se définir autrement que par sa citoyenneté française. Notre échec, collectif, est celui de ne pas avoir su (ou voulu) imposer un modèle assimilationniste et d’avoir laissé croire qu’une alternative communautariste pouvait être compatible avec la République laïque.

Il nous faut restaurer, urgemment ce modèle, et ce n’est pas en se laissant imposer le bloc contre bloc identitaire que nous y arriverons. La solution passera par l’émergence d’une offre politique nouvelle, dont Forces Laïques est porteur dans ses gênes.

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#LePen #Zemmour #Sy #Européennes2019 #Macron #Laïcité

Réforme de santé, reconquête des banlieues

Cnews - 18 septembre 2018 - Le Duel des voix de l'info - Sonia Mabrouk

J’étais l’invitée de Sonia Mabrouk hier pour le duel de 23h.

Nous avons abordé deux sujets : Les annonces de réforme du système de santé et la tentative de reconquête des quartiers.

Concernant la réforme du  système de santé, même s’il l’on peut se féliciter de l’abrogation du numerus clausus, la manœuvre semble avoir un objectif additionnel, la privatisation du soin médical, peut-être une forme de compensation, pour les mutuelles, qui font un effort de remboursement du dentaire, de l’optique et de l’auditif. La fermeture de nombreuses structures publiques de proximité de ces dernières années sera difficile à compenser, si ce n’est par des praticiens de médecine libérale, qui feront probablement augmenter les besoins en mutuelle des Français, pour couvrir les dépassements de frais.

Par ailleurs, j’ai rappelé les propos de F. Valletoux, qui déplore que les efforts de 2018 consentis par les hôpitaux, à hauteur d’un milliards, ne sont pas compensés par les 400 millions redistribués, ce qui fragilise ces structures.

Enfin, j’ai tiré le signal d’alarme concernant les conditions de travail des personnels soignants, infirmières, aides, EPAHD, … qui sont épuisés, car en sous effectifs. Cette profession compte de nombreux burn-out, dus à la perte de sens dans l’exercice de cette profession. Leur geste devient mécanique, par manque de temps, quand cette profession demande une prise en charge de la dimension humaine du patient.

Il est nécessaire de revoir la question des gardes de nuit et de week-end des médecins libéraux, pour désengorger les urgences. Par ailleurs, la sortie d’école de médecine doit faire l’objet d’un concours, donnant droit au choix des affectations, doublé d’une obligation de service au profit de l’Etat pendant quelques années.

Concernant la sécurité intérieure, j’ai déploré le départ du Ministre Collomb, qui fait des déclarations et donne le sentiment de ne pas vouloir assurer la mise en oeuvre de ses propositions, ou son bilan, puisqu’il a déjà annoncé son départ dans dix mois. Il faut dire que ce dernier est loin d’être glorieux : seulement 3 mosquées salafistes fermées, à ma connaissance, sur 120 listées par le ministère de l’intérieur en 2016 ; une augmentation significative des violences faites aux femmes, des violences sexuelles et des violences physiques non crapuleuses (donc gratuites) ; il découvre l’affaire Benalla dans la presse ; Notre Dame des Landes n’est toujours pas évacuée et les débordements des blacks blocks le 1er mai restent historiques bien que prévisibles. Dans un tel contexte, comment va-t-il assumer les sorties de prison des condamnés pour terrorisme prévues en  2019 ?

Il semble qu’il se comporte comme le capitaine du Costa Concordiat : il sauve sa peau et abandonne les occupants du bateau dont il a la charge.

Sur ses propositions, il annonce la création de 300 postes, quand le maire de Saint-Denis en réclame 200 à lui seul. Il semble que, d’un côté comme de l’autre, il y ait exagération. Nette sous-estimation pour l’un, sur estimation pour l’autre. Ce problème de sous effectifs date des suppressions de poste du quinquennat Sarkozy, qui sera rattrapé-ce sont les promesses- en 2022. Le rattrapage des effectifs ne doit pas, pour autant, nous faire oublier la grave carence budgétaire de la sécurité intérieure, à peine 19 milliards-une augmentation minime de 1,4% en 2018- qui ne pourront aucunement couvrir les retards d’investissement tant dans le matériel que l’immobilier. Or, nos services de sécurité : Policiers, Gendarmes, Pompiers, travaillent dans des conditions déplorables. Ils sont la cible d’agressions violentes quotidienne. 2000 policiers, 2280 pompiers ont été agressés en 2017, tandis que les banlieues peuvent continuer à se victimiser en toute impunité, que les indigénistes, autres identitaires et l’ultra gauche accablent l’Etat d’accusations de racisme institutionnalisé, notamment dans le cadre des contrôles dits « au faciès ». Je trouve cela scandaleux. Nos fonctionnaires font preuve d’un grand dévouement, au risque de leurs vies. Cette profession dénombre 63 suicides en 2017, principalement dus à la déconsidération de cette profession.

Il faut redonner son lustre à notre police, à nos gendarmes, à nos pompiers. Il faut réaffirmer fortement que la République est un principe qui n’admet aucune dérogation. Il faut aussi leur redonner une place au cœur de la République de dialogue et de prévention, pour qu’ils ne soient plus regardés comme des intrus qui viennent arrêter et punir.

Nous devons aussi, collectivement, arrêter de regarder ces quartiers comme des armés de délinquants et de bandits. Ceux-ci ont, en réalité, contribué à ternir l’image de la plus grande majorité qui y habitent : des gens qui voudraient bien qu’on les débarrasse de cette violence quotidienne, dont les voitures sont brûlés alors que c’est leur moyen de locomotion pour aller à leur travail.

 

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Benalla - CSG - Economie - Végan et condition animale

LCI- 12 septembre 2018

CR- LCI – 12 septembre 2018

J’étais l’invitée de LCI hier pour débattre de l’actualité.

Nous avons cherché à décrypter les différents témoignages du matin de la commission d’enquête concernant les fonctions réelles d’A. Benalla.

J’ai relevé que le témoignage de François-Xavier Lauch laissait de nombreuses parts d’ombre, faute de réponses à certaines questions des parlementaires. Nous ne savons toujours pas, de ce fait, pourquoi A. Benalla était équipé d’une arme, alors qu’il n’assurait pas de mission de sécurité, ni pourquoi il avait des avantages en nature dont ne bénéficient pas, semble-t-il, les autres collaborateurs du chef de cabinet.

Il reste une impression de mépris du sénat et d’arrogance de Benalla, que le soutien de la garde des sceaux accentue.

Finalement cette affaire nous démontre que le Président semble gérer ses relations en se laissant guider par son affect. De Saou (qu’il qualifie de « type bien » alors qu’il n’est pas Charlie), en passant par El Guerrab (ce député qui avait agressé à coup de casque un élu PS il y a un an et à qui il aurait adressé un SMS la semaine dernière, ce que révèle le point) puis Benalla, une plus grande lucidité lui aurait sans doute évité ses affaires. Car, l’enquête diffusée sur BFM TV, le 11/09, le démontre : Benalla a un parcours semé de débordements, ment sur son CV et les fonctions réellement occupées, notamment au PS, ce qui était facilement vérifiable.

Nous avons ensuite abordé la question de l’extension de la CSG aux retraites des Français établis à l’étranger. J’ai exprimé le fait que cette mesure était un faux nez pour ne pas s’attaquer à la base du problème du budget français : la gabegie financière entrainée par le millefeuille administratif qui coûte structurellement des milliards.

J’ai ajouté que le système français, à contrario du système Belge ne fonctionnait pas, ce que le rapport du conseil d’Etat de septembre relevait. Là-dessus, je tiens à préciser ma pensée, mal interprétée par certains. L’institution suggérait un meilleur contrôle de ces retraites, puisqu’il semble que certains défunts continuent à percevoir de l’argent très longtemps. Les Belges doivent fournir un certificat de vie tous les trois mois, quand les Français ne le font pas à ce rythme-là, aurai-je du ajouter.

Enfin, j’ai rappelé que l’évasion fiscale coûte prêt de 80 milliards par ans et que, selon l’étude Zucman, 300 milliards d’actifs sont cachés à l’étranger. Les efforts devraient se concentrer sur cette question.

Pour finir, j’ai précisé qu’Anne Genetet venait de remettre un rapport proposant l’ouverture des déductions de charges et crédits d’impôts aux non-résidents. Il m’a semblé que c’était une mesure visant à l’égalité.

On puisse regretter, finalement, que les retraités soient une cible privilégiée pour le gouvernement, ce qui entame gravement leurs ressources.

Ces décisions, qui appartiennent à une politique globale, dont le résultat est une perte de pouvoir d’achat globale, une augmentation des ruptures conventionnelles, une augmentation de la précarité salariale, un déficit de la balance commerciale et une augmentation de l’endettement du pays ne va pas dans le bon sens et ne montre pas d’effets positifs. La stratégie engagée – des réformes à marche forcée et à un rythme accéléré- semble logique pour un président qui vise la réélection de 2022 et espère des effets pour sa fin de mandat. Il court juste le même risque que François Hollande dont les résultats de la politique menée se sont fait attendre.

Enfin, j’ai évoqué, lors de ma carte blanche, la vandalisation de boucheries et poissonneries par des végans intégristes qui empruntent le chemin du terrorisme local pour imposer leur vision du monde. Il s’agit d’une dérive sectaire inacceptable.

La crispation autour de la consommation de viande trouve aussi des sources dans le rejet d’un grand nombre de mesures dans la loi sur la sensibilité animale : abattage sans étourdissement (malgré l’obligation européenne, pour répondre à des revendications religieuses), fermes usines, broyage de poussins vivants, cages pour les poules pondeuses, castration à vif des porcelets, encadrement des temps de transport, vidéosurveillance, …

La condition animale dans l’élevage alimentaire est de plus en plus prise en compte, ce qui est heureusement normal dans une société dite civilisée. Cependant il reste beaucoup à faire et nous devons pousser nos députés à soutenir et voter des lois modifiants les points que j'ai soulevé ci-dessus.

 

Rapport de l'institut Montaigne sur l'Islam

11 septembre 2018 - Sud Radio – Patrick Roger et Véronique Jacquier sur Sud Radio, avec Nada Yafi (ancienne directrice de l’institut du monde arabe), au sujet du rapport de l’institut Montaigne.

Ce rapport expose un tableau tout aussi noir que le précédent sur la montée de pratiques « sécessionnistes et autoritaires » de l’islam, que l’on qualifie d’islamisme. Il semble d’ailleurs n’être qu’une vaste redite du précédent.

Cette radicalisation se traduit par des revendications autour du voile et du Hallal, qui sont devenus des « marqueurs de distinction, des leviers identitaires, des normes et des modèles », dont l’influence sort du cadre intégriste, toujours selon ce rapport.

Ce système, fabriqué par les franges salafistes et fréristes,  représentait déjà 28% des pratiquants en 2016. Il propose un mode de vie alternatif, une idéologie, une économie, des codes et des principes d’organisation, dont le Hallal serait l’un des supports.

En parallèle, Internet devient l’une des principales voies de communication, avec un quasi-monopole des salafistes sur toutes les questions relatives à l’islam. Ainsi, toutes les occasions offertes par l’actualité sont saisies par ces groupes pour livrer un combat idéologique, par des discours identitaires. Car l’islamisme est devenu une nouvelle forme d’identité de substitution, offrant idéologie et règles de vie faciles à intégrer. Cette idéologie porte en elle des valeurs orthogonales aux valeurs occidentales, ce qui provoque des affrontements inévitables.

Face à ces constats, que nous pouvons partager, le rapport propose différentes options. C’est là que nos analyses divergent :

- Création d’un institut chargé d’organiser (dont les pèlerinages !) et de financer le culte. Voilà une idée étrange, eu égard à la pratique sunnite majoritaire dans notre pays, qui n’a pas de clergé. Nous avons, d’ailleurs, vu l’échec retentissant du CFCM, dont les Frères musulmans ont sclérosé le fonctionnement dès sa création, via l’UOIF. Par ailleurs, une telle institution ne pourrait voir le jour que formée à l’initiative des pratiquants eux-mêmes, eu égard à la loi de 1905. L’Etat n’a pas à organiser la pratique du culte. Enfin, il existe une fondation pour l’Islam de France, autant s’appuyer sur des structures existantes. Mais, peut-être, Monsieur El Karoui cherche-t-il un poste pour répandre ses idées nocives ? Il faut dire que l’Etat-Macron recrute … dans les hautes fonctions.

- Diffusion d’un discours religieux en français alternatif à celui des salafistes sur la toile par les musulmans eux-mêmes. Bien, au travail … Déjà faudrait-il protéger ces pratiquants des intégristes, qui les menacent, en arrêtant de donner du crédit à ces présidents d’associations défendant un islam politique par le dialogue que des élus, locaux ou nationaux, entretiennent au quotidien avec eux.

- Réinvention  de la promotion du discours républicain avec renforcement de la normativité, des principes et des valeurs. Nous ne pouvons que déplorer quotidiennement cela, sur le terrain. Simples banalités.

- Former les enseignants à la laïcité : c’est fait, voyons s’ils appliqueront ce qu’on leur a appris et si leur hiérarchie les soutiendra, ce qui est loin d’être gagné, tant le pli est pris.

- L’Etat doit encourager et aider les musulmans modérés à porter un contre discours républicain. Voilà revenu le principe des grands-frères qui a mené tout droit au communautarisme. Il n’y aurait donc que les « musulmans » qui peuvent parler aux « musulmans » ?

- Dialogue diplomatique avec les pays d’origine qui veulent contrôler leurs émigrés. Là, on touche le fond. Il s’agirait d’associer des pays d’origine, où règne l’islamisme, dans l’interprétation théologique des textes afin que ce qui serait valable en Turquie ne puisse l’être en France, par exemple. On parle bien de demander à des théologiens de rendre des avis différents en fonction des pays, alors que l’objectif précis de ces pays est la colonisation religieuse ! Voilà soit des propos naïfs, soit une porte ouverte à encourager cette tentation de prosélytisme politico-religieux. Je rappelle que le prince d’Arabie Saoudite (dont le rapport cite l’exemple), que l’on dit « réformiste », a déjà pratiqué 48 exécutions depuis le début de l’année, que l’Iran emprisonne les femmes qui refusent le voile et que, dans bon nombre de ces pays, les autres religions sont persécutées, comme les homosexuels, d’ailleurs (quand ils ne sont pas exécutés), avec l’aval de ces théologiens. Enfin, aucune religion n’accepte des frontières géographiques. Par définition, elles sont expansionnistes, pour la majorité prosélytes.

- Prendre l’Europe comme base de travail collaboratif théologique et diplomatique. Il est évident qu’étant donné la vision bien différente de l’Europe sur la pratique des cultes et leur dialogue avec l’Etat, le rapport ne pouvait pas faire cette économie. Les identitaristes l’ont d’ailleurs bien compris puisque c’est bien là et à l’ONU qu’ils portent des discours tronqués sur nos lois pour tenter, à chaque occasion donnée, de ternir l’image de la France, afin de faire de la laïcité une cible raciste et inégalitaire. Ce serait donc la meilleure méthode pour lisser les pratiques et mettre un terme à ce qui est considéré comme une exception en France : la Laïcité. D’ailleurs, dans son précédent rapport, l’institut Montaigne proposait un assouplissement de la loi de 1905 pour financer la construction de lieux de cultes …

Enfin, la pire des propositions repose sur l’enseignement de la langue arabe. Selon cet institut, il faudrait que l’Etat français généralise l’apprentissage de l’Arabe pour contrer les discours identitaires dans les mosquées et écoles coraniques, ce qui était précisément l’objet de l’émission de ce matin.

Sur cette question précise le débat se crispe avec raison. Comme l’a justement rappelé Véronique Jacquet, cet enseignement existe déjà et compte 11.200 élèves inscrits, ce qui est très peu. Les parents qui envoient leurs enfants apprendre l’Arabe dans des mosquées ou des écoles coraniques savent parfaitement ce qu’ils font et quel modèle ils souhaitent transmettre. Il serait naïf de croire que ceux-là changeront leurs habitudes si le collège de quartier leur propose cet enseignement.

Nous sommes face à un Arabe des lumières qui devrait s’opposer comme barrage à un islamisme obscurantiste.  La littérature arabe est merveilleusement bien traduite en français –nul besoin de lire l’Arabe pour découvrir Averroès- et il serait de l’ordre de l’élitisme que de dire que pour comprendre cette culture il faudrait en pratiquer la langue. Par contre, l’islamisme est l’ennemi de toute forme de connaissance. Il suffit, pour s’en convaincre, de voir les destructions du patrimoine de l’humanité causées par Daesh. Comment croire que l’un pourra combattre cette forme de totalitarisme par l’enseignement d’une langue ? Le totalitarisme n’a pas de barrière linguistique. Ce battre contre passe par l’utilisation des symboles et l’opposition d’une idéologie plus forte. Ce que les populistes, de gauche comme de droite, ont toujours compris, s’imposant, malheureusement, comme les seuls légitimes à combattre cette endémie.  Nos gouvernements successifs n’ont pas eu le courage de s’imposer par des principes républicains forts et assumés. La nature a horreur du vide.

A contrario, le danger serait une généralisation de la diffusion des idées salafistes par les médias arabophones, tel Al Jazeera, et un frein à l’assimilation, dans des cas extrêmes.

Pour rappel, s’il s’agit de permettre aux familles le souhaitant un accès à des cours d’Arabe non confessionnel, deux pistes semblent à retenir. D’une part demander à des instituts, tel l’institut du monde arabe, de former et lister les professeurs particuliers rémunérés directement par les familles, comme le font nombre de familles portugaises pour leurs enfants ou, d’autre part, maintenir les cours de langue arabe en option, au collège ou lycée. Mais on ne peut généraliser cet enseignement pour plusieurs raisons. D’abord pour des raisons financières. Le budget est insuffisant pour cela, étant donné que la réforme de l’Etat tant attendue n’a pas eu lieu. Ensuite parce que les Français ont beaucoup de retard sur l’enseignement des langues étrangères et notamment l’anglais qui est encore aujourd’hui la lange internationale. Il est urgent de mettre en place tous nos moyens sur cette priorité.

De surcroit, il me semble nécessaire de rappeler que ce n’est pas en proposant des solutions alternatives que le problème de cet enseignement intégriste sera endigué. Il faudra, tôt ou tard, s’attaquer au problème de ces écoles coraniques hors contrat, et de ces mosquées, qui accentuent la détestation de l’occident et de la République par leurs discours séparatistes, souvent hors la loi. Et de ça, il n’en est pas question dans les conclusions de ce rapport. Ce n’est pas en laissant s’ouvrir de telles structures que cette idéologie va ralentir sa conquête, et le repli identitaire, de pans entiers de la société. La fermeture de ces lieux devient urgente, de même que l’obligation de la pratique du culte en Français, comme pour les autres religions, afin de le rendre accessible et contrôlable à tous, sans prosélytisme par la langue.

Par ailleurs, il faudra aussi s’attaquer à la littérature diffusée dans nos magasins et enseignes nationales de distribution d’articles de librairie. Il n’est pas normal de trouver des traductions salafistes dans nos étalages, pour moins de 5€. Il faut mettre un terme à cette diffusion de masse de cette idéologie de haine, de cette dérive sectaire, qui doit être traitée comme telle.

Ce rapport n’est ni plus ni moins qu’un prétexte fort bien tombé pour tester les réactions des Français à la réforme de l’islam qui sera proposée à l’automne. L’ami du Président lui sert de rabatteur par l’épouvante. E. Macron donnera le coup de grâce, qui sera majoritairement accepté comme un moindre mal.

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Réformes de rentrée, Medef, Orban/Salvini, IVG

29 août 2018 - LCI - Le Club Pujadas, avec  Sophie Coignard, Yvan Rioufol et Laurent Joffrin

ETE MEURTRIER, MACRON VA-T-IL POUVOIR POURSUIVRE SES REFORMES ?

Entre les affaires Benalla, Kholer (le secrétaire général de l’Élysée, accusé de conflit d’intérêt par Médiapart), Nyssen et la démission de Nicolas Hulot, qui l’affaiblit sur son aile gauche, Emmanuel Macron voit son socle électoral se réduire comme peau de chagrin. Lui qui croyait satisfaire tout le monde en s’adressant à des segments électoraux, par des promesses clientélistes, se retrouve pris au piège de son discours du « en-même temps » qui mécontente de plus en plus de monde et le mène à son actuel taux de popularité. De plus, il aura à faire face, à la rentrée, aux élections syndicales, dont l’enjeu est grand notamment pour FO et la CGT. Elles auront dont tout intérêt à marquer une résistance forte pour s’imposer comme défenseurs des intérêts de la classe ouvrière. Des mouvements de grève sont donc à craindre.

Il ne faut pas pour autant s’attendre à un ralentissement des réformes. Le Président nous l’a encore démontré hier, par sa déclaration humiliante contre la Nation, il n’a ni respect ni empathie pour les Français qu’il insulte lors d’un déplacement à l’étranger de « Gaulois » qui refusent la réforme.

CONGRES DU MEDEF, LE GOUVERNEMENT EN FAIT-IL TROP POUR LES ENTREPRISES ?

9 ministres se sont précipités à la rencontre des grands patrons français. Entre la baisse de l’impôt sur les sociétés, le crédit d’impôt recherche, les heures supplémentaires subventionnées, le CICE et la loi PACTE, ils sont plutôt chouchoutés.

Pourtant, on ne peut pas se satisfaire des résultats des grandes entreprises françaises qui ont reversé, cette année, 10% des dividendes mondiaux à leurs actionnaires principalement étrangers - soit une augmentation historique de 23,6% - ce qui représente 50, 9 milliards de dollars ! La stratégie du ruissellement, visée par Emmanuel Macron, celle d’aider les « premiers de cordée », ne marche pas : le pouvoir d’achat sur revenu disponible a reculé de 0,5% ; les TPE/PME, qui n’ont pas la capacité d’embaucher des armées d’avocats pour optimiser fiscalement, continuent à souffrir. Elles sont pourtant les premières à recruter dans notre pays. Les grands groupes ont, au contraire, supprimé des emplois pour sous-traiter davantage auprès des petites et moyennes entreprises, qui sont devenues leurs variables d’ajustement aux marchés.

Le plus inquiétant, dans tout cela, c’est que les Chambres de Commerce et d’Industrie sont menacées de fermeture par le gouvernement, alors même que c’était la seule source d’informations à disposition de ces chefs d’entreprises qui sont perdus face aux nombreuses aides existantes.

Du côté des salariés, le constat est amer, une hausse de 4% des arrêts maladie, devrait alerter sur les conditions de travail. Leur souffrance psychologique n’est pas prise en compte.

 

VIKTOR ORBAN, MATEO SALVINI, VRAIS LEADERS DE L’EUROPE ?

La question de la montée des populistes est avant tout la question de la cohérence de la politique européenne jusqu’ici.

En effet, cette progression est principalement due à la question de l’immigration qui n’est pas traitée ou trop facilement reportée. Pour les partis de gouvernement, c’est un sujet qu’il faut éviter, ils ont laissé ce soin aux extrêmes. D’ailleurs, même dans les décisions urgentes d’augmentation du budget de Frontex, pour donner des moyens à la police des frontières européenne  afin de faire face à des flux de migrants clandestins, principalement issus de l’Afrique subsaharienne, on reporte à 2021. Résultat : les camps sont engorgés, les personnes sont accueillies dans des conditions inhumaines. C’est l’ensemble de la gestion de ce problème qui doit être revisité : création de hot spots dans les pays de départ, au sein des ambassades de pays européens,  pour demander une aide à l’émigration ; prise en charge de candidats au départ pour leur voyage, ce qui mettrait fin au trafic des ONG et des passeurs clandestins ; renforcement des frontières.

Par ailleurs, cette montée des ultras a un autre impact important, que la communauté internationale ignore : le recul des droits des femmes, et c’est un autre point commun entre ces mouvements. En Hongrie, des subventions sont accordées aux hôpitaux qui refusent de pratiquer des IVG, des campagnes anti-IVG sont diffusées dans le métro, les cliniques pratiquant l’avortement médicamenteux subissent des pressions politiques. En Italie, 80% du personnel médical refuse de pratiquer une IVG, Lorenzo Fontana, ministre des familles, déclarait même que « l’avortement est la première cause de féminicide dans le monde » alors que c’est bien l’avortement clandestin qui cause la mort de 50.000 femmes par an dans le monde. En Pologne, en 2016, une loi criminalisant totalement l’IVG a été adoptée en première lecture pour finir par être rejetée suite à une mobilisation nationale et internationale en soutien aux Polonaises.

Ces petites communications politiques de début de campagne européennes ne doivent pas nous faire perdre de vue que le Président de la République a tout de même été chercher ces pays conservateurs pour faire barrage à une directive européenne favorable à l’égalité femmes-hommes dans le cadre des congés parentaux …

 

CARTE BLANCHE : L’HOPITAL DE BAILLEUL NE PRATIQUE PLUS D’IVG

L’Hôpital Bailleul, à la Flèche dans la Sarthe, se retrouve face à l’incapacité de pratiquer des IVG, suite au départ en retraite de l’un de ses praticiens. En effet, cet hôpital comptait 3 gynécologues sur 5 faisant jouer la clause de conscience. Les conditions ne permettent plus de répondre favorablement à la demande.

Ce sujet nous impose de constater que le  numerus clausus, associé à cette double clause de conscience, deviennent des entraves à l’application d’un droit pour les Françaises. Par ailleurs, les pratiques de terrain sont parfois scandaleuses : imposition de délais de réflexion, propos négatifs, culpabilisants, baisse des budgets de centres de plannings familiaux, des centres d’IVG, …

La corrélation de ces faits  a pour conséquence directe l’augmentation des délais de prise en charge, théoriquement de 5 jours à 3 à 4 semaines à Paris, par exemple. Certaines villes, comme Orléans, au cours des congés d’été, envoyait les femmes à Paris. Certains hôpitaux suggèrent même aux femmes entre la 12e et la 14e semaine de partir pour l’étranger !

Il faut réviser le numerus clausus en urgence pour former des gynécologues, au lieu d’organiser la pénurie, et mettre les médecins en service hospitalier face à leurs responsabilités : s’ils ne sont pas en accord avec certaines pratiques, qui sont l’expression d’un droit, qu’ils quittent le secteur public et ses avantages.

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L'ONU rend un avis négatif sur Baby Loup

26 août 2018 - I24 News - avec Cyril Amar

Dans un premier temps, j'ai rappelé qu'il ne s'agissait nullement de remise en cause de la laïcité "à la française", mais de répondre à la question de la possibilité ouverte aux employeurs d'imposer la neutralité dans les entreprises.

En effet, depuis cette affaire, deux textes de loi ont vu le jour dans notre pays. D'une part, la loi dite "Laborde" ou "Baby Loup", qui porte ce nom parce que rédigé par la sénatrice du même nom. Cette loi prévoit la possibilité d'imposer la neutralité à tout employé de structure d'accueil de jeunes enfants publique ou privée répondant aux règles de délégation de service public. D'autre part, la loi travail a été amendée, toujours à l'initiative de Françoise Laborde, afin de permettre des restrictions dans le cadre des entreprises, dès lors qu'elles sont proportionnées à la tâche à accomplir et non discriminatoires.

En l'occurrence, sur la question précise de cette crèche, elle s'était fixée pour mission d'accueillir des enfants de toutes origines, principalement issus de familles défavorisées, afin de venir en aide aux femmes par deux aspects principaux : les former à l'accueil de jeunes enfants et assurer un système de garde 24/24 et 7/7, ce qui leur ouvrait les portes de l'émancipation par le travail. Par ailleurs, l'accueil dans une parfaite neutralité religieuse permettait une mixité parfaite et l'émancipation des enfants.

Cet acharnement contre la crèche n'a eu que pour seul effet de priver ces personnes, qui en avaient cruellement besoin, d'un service non remplacé à ce jour, puisque la crèche a dû quitter la ville.

Dans un second temps, j'ai rappelé que la CDH de l'ONU n'est en rien une juridiction (merci à Charles Meyer et à Gilles Clavreul pour leurs articles éclairés à ce sujet, sur lequel je me suis appuyée), qu'elle rend seulement des avis, sur la base d'informations qui lui sont soumis par les plaignants, qu'il n'y a ni convocation de témoins, ni procédure contradictoire et, qu'à ce titre, comme seules les allégations du plaignant font foi, cet avis est peu crédible tant il est partial. Aussi, je m'étonne que cette instance si prompte à se saisi de ce type d'affaires ne fasse pas de même avec la question des droits des Iraniennes emprisonnées lorsqu'elles revendiquent de se défaire de leur voile, de cette de l'apartheid sexuel pratiqué en Arabie Saoudite ou en Iran ou même de la non application de l'article 50 de la charte Olympique, pour permettre le port du voile aux athlètes féminines.

Podcast bientôt en ligne sur la page médias. 

Rentrée d'E. Macron, Intelligence Artificielle, Total quitte l'Iran, Dividendes historiques, voeu des échevins à Lyon

21 août 2018 - LCI - 24h Pujadas, présenté par Marie-Aline Méliyi - En compagnie de Maurice Ulrich, François D'Orcival et Bruno Cautrès.

RENTRÉE DU PRÉSIDENT MACRON

Nous avons échangé, en premier, sur la baisse de popularité du Président Macron, à 32%, soit un taux presque aussi bas que celui de François Hollande à la même époque. 
Il faut dire qu’observer les comportements de ce président revient à observer celui de la cour de Versailles où ce monarque et sa cour se permettent à peu près tout, de la privatisation des plaisirs lorsqu’il s’agit de fêter la victoire des bleus, pour un photo au 20h, à la transgression de loi, dans la plus grande impunité.
Cette hyper présidentialisation de ce quinquennat va en s’accélérant avec les mesures passées et à venir. La réforme institutionnelle limite les marges de manœuvre des députés qui craignent la suppression de leur circonscription, le Premier Ministre se trouve désavoué avec la possibilité que s’octroie Jupiter de s’adresser directement au congrès et, en même temps, la loi sur la presse concentre celle-ci entre les mains de quelques industriels, ce qui verrouille aussi la diversité des sources d’information.
Cette stratégie de communication, des petites phrases, des selfies et autres petites affaires a pour seul objectif de détourner le regard du peuple des tristes réalités du bilan déplorable de ce gouvernement. Le pouvoir d’achat sur le revenu disponible baisse de 0, 5%, la faute à une augmentation de la TVA et de la taxe sur les carburants, ainsi que d’une inflation non contenue. Parallèlement, la pression fiscale est à son paroxysme, on atteint le record d’une moyenne de 22,3%. Pourtant, un président ne devrait pas utiliser un tel vocabulaire, qui abaisse la fonction présidentielle et l’image de notre pays.

NIVEAU HISTORIQUE DES DIVIDENDES
Par la suite, nous avons abordé la question du niveau de rémunération historique des actionnaires d’entreprises françaises. 
J’ai relevé la chute notable de l’intérêt des Français pour les marchés boursiers, ce qui a laissé une place inquiétante à des fonds de pension étrangers, principalement américains, d’ailleurs, ce qui fait le lien avec le sujet suivant, sur le retrait des compagnies françaises des marchés iraniens, suite à la pression américaine sous forme de sanctions économiques. 
Nos entreprises ne sont pas protégées par l’Europe, ni par la France, incapables de résister à ce chantage économique provoqué par l’indexation de l’économie mondiale au dollar. Elles n’ont donc pas d’autres choix que de céder au chantage pour conserver leurs marchés et de fidéliser leurs actionnaires en les rétribuant grassement.
Le problème est que ces mêmes grands groupes ne contribuent pas autant, à euro égal gagné, que les entreprises de taille intermédiaire. Les inégalités se creusent entre les entreprises qui ont les moyens de salarier des armées d’avocats fiscalistes à des fins d’optimisation et les autres, qui créent davantage d’emplois, sous-traitent pour les premières, la plupart du temps et, donc, supportent les risques.
Le soutien à nos entreprises n’est envisageable que dans un cadre européen, solidaire. Or, les pays européens sont plus occupés à se battre sur le plan économique entre-eux qu’à marcher ensemble vers une consolidation de l’Europe, sociale et fiscale, pour contribuer à sa force. Donald Trump l’a bien compris et, par le biais de l’excuse du marché iranien, nous prend en étaux entre les marchés américains et chinois, qui profitent pleinement des différents retraits français. Quant aux banques, elles ne peuvent soutenir les entreprises qui voudraient maintenir leurs positions, face aux retombées économiques, car elles sont, elles-mêmes, verrouillées par leur peur de perdre leurs licences pour les marchés financiers américains ainsi que leur accès au dollar.

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE : MENACE OU OPPORTUNITÉ POUR L’EMPLOI ?
Nous avons, enfin, abordé la question de l’impact de l’émergence de l’intelligence artificielle sur notre économie. J’ai souligné que même si 85% des emplois sont impactés par la menace d’une disparition à plus ou moins courte échéance, cette révolution peut être qualifiée de schupeterienne, au sens où elle porte en elle une destruction créatrice. Selon l’étude Dell/Institut du futur de 2017, il semblerait aussi que 85% des emplois de 2030 ne soient pas encore connus.
Ce tournant porte en lui le pire comme le meilleur. Le pire à craindre serait l’hyper robotisation et les atteintes à la vie privée. Mais le meilleur pourrait venir des techniques de pointe comme BioMind, ce robot capable de diagnostiquer mieux que l’humain les tumeurs du cerveau et leur devenir.
Toute évolution de ce style doit être accompagnée, par de la formation, mais aussi une réflexion de fond sur ce que devrait être la civilisation de demain. Ainsi, le temps dégagé pourrait-être utilisé à d’autres aspects de la vie et permettre le développement de l’investissement associatif, source de lien social, ou politique, pour diversifier la représentativité, actuellement principalement trustée par des professions libérales ou des fonctionnaires. 
Il est peut-être temps de réfléchir au revenu universel d’existence, et de lui donner une dimension responsable. Il est possible d’envisager une redistribution nouvelle des richesses, par ce biais, sous forme du versement d’un revenu dont la dépense ne pourrait se faire que dans des entreprises locales, fléchées pour leurs qualités sociétalement et écologiquement responsables, par exemple, afin de redonner le sens de l’Humain à notre pays.

CARTE BLANCHE : LE VŒU DES ECHEVINS A LYON
Pour finir, j’ai décidé d’évoquer le sujet du vœu des échevins, lors de ma carte blanche. 
Cette cérémonie religieuse locale a lieu à la cathédrale de Fourvière, à Lyon, tous les ans, le 8 septembre. Cet événement qui pourrait sembler être un petit événement local pose véritablement question.
A l’origine, les échevins, en remettant un écu à l’évêque, mettaient la ville sous la protection de l’Eglise. Créée au moyen-âge, cette tradition fut abolie lors de la révolution et restaurée, symbole plus qu’embarrassant, par le régime de Vichy.
Nous avons donc, depuis deux ans, un regain d’intérêt des politiques pour cette cérémonie. Ainsi, Laurent Wauquiez, Président du Conseil Régional, Monsieur Collomb, Ministre de l’intérieur, et nombre d’élus locaux vont se prosterner devant le sulfureux monsieur Barbarin, qui organisait, l’an dernier, un voyage au Vatican pour plus de 200 élus régionaux, afin de leur prodiguer des conseils dans un domaine où le Pape n’a aucune légitimité à s’exprimer.
Cet événement local pose problème au regard de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat. La participation de notre Ministre de l’intérieur, proche du Président Macron, et dit long sur la façon dont se gouvernement voit l’organisation de notre pays par la fragmentation de la communauté nationale en diverses communautés religieuses. Les régressions et transgressions de la laïcité sont historiques depuis l’élection du Président Macron et les dernières déclarations de Gérard Collomb viennent corroborer leur vision très personnelle de la laïcité qui permettrait, je cite, la « liberté de religion ». J’ai donc rappelé que la Laïcité ne permet pas la liberté de religion mais bien la liberté de conscience, ce qui inclus, aussi, le droit d’être agnostique ou athée.
#Lyon #Echevins #Laïcité #RevenuUniversel #IA #Rentrée #Macron #Total#Iran #Dividendes

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CAP22, réforme constitutionnelle, Hulot, Gapkids, Violences faites aux femmes

13 août 2018 - Marie-Aline Méliyi - LCI.

Nous avons fait un tour d’horizon de l’actualité politique en compagnie d’EricVerhaeghe, Philipe Pascot et de Jean-Daniel Lévy.

RAPPORT CAP 22

Dans une politique de gestionnaire à la rentabilité et du chiffre, ce rapport offre le triste spectacle d’un gouvernement qui perd de vue l’objectif des services publics, qui, par principe, apportent des services aux contribuables.
Après l’idée émise de fermer des gares, la piste évoquée de la fermeture d’aéroports, sans se préoccuper du désenclavement et de l’attractivité économique des territoires, démontre la vision centralisée des équipes du président Macron.
On ne peut que regretter que des élus locaux aient développé, chacun dans son coin, des aéroports souvent non rentables et que cette gestion de la politique globale des territoires se fasse sans pouvoir centralisateur pour l’organiser. Ainsi, tous les aéroports desservent Paris mais il est dommage de constater que des négociations avec les opérateurs n’aient pas lieu en amont pour desservir d’autres destinations que Paris.
Ce dossier pose la question prégnante de la désertification de certains territoires. Ainsi, la région d’Aurillac, berceau de la carrière politique de Jacques Mézard, ministre de la cohésion des territoires, connait la baisse d’attractivité due à l’absence de réseaux de communication : pas d’autoroute, de TGV et un aéroport qui tombe en ruine. Un comble qui a des raisons d’agacer ceux qui se sentent oubliés par celui qu’ils ont porté au pouvoir !

 

REFORME CONSTITUTIONNELLE

Cette réforme semble ne porter que sur le nombre d’élus, si l’on se réfère aux déclarations de ceux qui portent le projet. Or, il s’agit bien d’une réforme portant une attaque violente contre la Ve République, qui se veut résolument anti-parlementaire par la concordance de différentes propositions intégrées au projet de loi étudié.
En effet, en limitant le nombre de parlementaires et introduisant une part de proportionnelle, le premier effet sera de mettre de la distance entre les électeurs et des élus qui, de ce fait, perdront tout contact avec la réalité de leurs administrés. Le deuxième effet kiss cool, non négligeable pour un parti LREM tout puissant avec ses élus, est de les rendre dépendants d’une étiquette incontournable pour les élections à venir … Puisque absents du terrain, ils ne pourront plus se faire élire sur leur nom et donc réfléchir et voter de façon autonome.
De plus, parmi les dispositions prévues, la limitation du droit d’amendement termine de verrouiller les parlementaires et d’en faire des pantins au service d’un président tout puissant, qui s’arroge le droit de s’adresser à eux directement lors du congrès, ritualisé annuellement, gommant, ainsi, le rôle du premier ministre, qui est le seul à-même, en principe, de défendre l’action de son gouvernement.
Si la raison invoquée, de baisse de coût, était réelle, peut-être serait-il urgent de réformer le système de rémunération hallucinant dont bénéficient les fonctionnaires qui travaillent dans ces deux chambres ?
Enfin, une interrogation persiste sur la constitutionnalité de cette réforme qui porte à plus de 40% l’écart de population par circonscription, alors que, lors du précédent redécoupage, le conseil constitutionnel avait considéré qu’il ne pouvait aller au-delà des 20% sans causer de graves inégalités devant le suffrage.

 

NICOLAS HULOT EST-IL ENCORE UTILE ?
Qu’il s’agisse du Bisphénol, du Lévothyrox ou du Glyphosate, il semble évident que le lobbying des industriels est suffisamment puissant pour dicter les textes et guider les mains de ceux qui vont les voter.
Nicolas Hulot, qui a toujours servi de caution écolo, perd toute crédibilité dans ce dernier dossier, où il n’a pas su imposer un tournant urgent tant au niveau national, qu’au niveau européen, où la PAC aurait dû être motrice en termes de transformation du modèle de production agricole vers une agriculture raisonnée, respectueuse de la santé et de l’alimentation des consommateurs.
Face à un problème de santé publique, concernant les agriculteurs mais aussi les consommateurs, le manque de courage des politiques nous mène dans une situation où l’agriculture vertueuse n’est pas suffisamment encouragée face à des modes de production intensifs davantage subventionnés, bien qu’ils soient plus polluants et consommateurs des ressources naturelles (80% de la consommation d’eau en été, par exemple …)
Nicolas Hulot, comme les autres ministres de ce gouvernement, a été nommé pour porter le projet Macron rien que celui-là, et aurait dû démissionner en se rendant compte de sa marge de manœuvre proche du néant.

PUBLICITÉ GAPKIDS

Cette publicité met en scène une enfant portant un voile islamiste. C’est ainsi que l’on banalise une pratique scandaleuse, sexiste, qui consiste à sexualiser le corps d’une toute jeune fille qui se doit d’être voilée pour ne pas attirer le regard des hommes.
Loin d’interroger la laïcité, cette publicité fait la promotion de l’appropriation du corps de la femme par une société qui semble ne pas se soulever contre cette marque puissante de sexisme et de maltraitance de l’enfance. Là où la mode accompagnait l’émancipation des femmes, celle-ci se rend complice de l’enfermement des corps de ces dernières dans des voiles, symboles de leur soumission à une mode pudique qui oppose ces femmes voilées à celles, impudiques, qui deviennent des candidates potentielles au viol.
Le traitement de la question par la secrétaire d’Etat à l’égalité femmes-hommes ne peut que laisser pantois. Elle demande à la marque de « s’expliquer » sur cette promotion de la diversité qui, notons-le au passage, ne montre ni croix, ni kippa. Une réelle dimension politique eut été de s’opposer fermement, en vertu de l’égalité femme-homme, de la maltraitance imposée et d’une vision mondiale du problème, à cet affichage dans notre pays.
En effet, si l’on regarde la question du voile de façon globale, on se rend compte que des femmes sont passées par l’acide, ont été égorgées, en Algérie, pour avoir refusé les injonctions des Frères musulmans de le porter. Aujourd’hui des Iraniennes bravent la prison pour sortir sans. Comment peut-on laisser penser que ce chiffon soit le symbole d’une simple diversité, quand il est, dans les faits, l’outils de l’assignation de la femme à son rôle de génitrice, de sa soumission au patriarcat violant d’islamistes trop content de profiter de l’aide de ces enseignes peu scrupuleuses ?

CARTE BLANCHE : Expulsion d’une femme battue de son logement HLM pour nuisances sonores, à La Garenne-Colombes
Le cas d’Elodie est celui de milliers de femmes. Ce cas tragique ne doit pas éluder le fond du problème : chaque année, plus de 200.000 violences physiques contre des femmes de 18 à 75 ans sont recensées, le plus souvent pas leur conjoint actuel ou passé, sans compter les violences verbales, psychologiques, économiques, administratives.
Selon la CNCDH, 1 femme sur 10 a été victime de violences, 1 meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint, 1 sur 3 sera violée, mais seulement 1 sur 10 osera porter plainte.
Il est regrettable que la condition de la femme repose sur les frêles épaules de la très occupée bloggeuse, Marlène Schiappa qui faillit totalement à sa mission puisque son « grand projet de loi » a fini en mesurettes et que, dans les faits, les mesures d’éloignement du conjoint violent sont rares, que les plaintes sont rarement prises, et, lorsque c’est le cas, dans des conditions indécentes, au comptoir des commissariats sous les moqueries, parfois, ou en culpabilisant la victime.

La condition féminine mérite un ministère, pas une starlette qui profite de cette vague médiatique pour s’essayer au théâtre et aux selfies douteux.

#COP22 #GAPKIDS #GAP #EgalitFH #Territoires#ReformeConstitutionnelle

Le Podcast ici

 
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Nantes, violences sous tension

5 juillet 2018 - Laurence Taillade était l'invitée de #SoniaMabrouk dans l'émission #Lesvoixdelinfo sur CNEWS , suite aux violences dans la ville de Nantes.

 

VIOLENCE: NANTES SOUS TENSION

 

Pour Laurence Taillade, on ignore dans ce contexte sous-tension la violence faite à la population. Elle souligne que les voitures qui brûlent sont celles des habitants qui ne pourront pas se rendre à leur travail le lendemain. Les commerces sont brûlés et pire encore ce sont les infrastructures qui peuvent accueillir les jeunes en question, les maisons locales qui accueillent les différentes associations, les bibliothéques qui sont le symbole de la culture qui sont saccagées.

 

VIOLENCES FAITES AUX REPRESENTANTS DE l'ETAT

 

La présidente de Forces Laïques constate que les chiffres sont parlants :

- 5767 policiers blessés en 2016

- 26 morts

-2280 pompiers molestés

Un rapport du 3 juillet, indique la façon dont la police travaille : sans moyens, avec des budgets insuffisants et en face des jeunes qui prennent systématiquement pour cible ces figures de l'autorités de l'Etat, ce qu'elle estime parfaitement anormal, sans nier les problémes larvés qui existent dans ces banlieues sensibles.

 

REMISE EN CAUSE DE L'AUTORITE DES POLICIERS

 

Laurence Marchand Taillade est surprise par la réaction de la maire de Nantes qui parle de" transparence" puis elle évoque les caméras piétonnes de surveillance en soulignant que le policier est assermenté, ce qui pose question à la présidente de Forces Laïques est cette présomption de culpabilité qui pèse sur les policiers. On remet sans cesse en doute la parole des policiers tandis que sont diffusés en boucles des témoignages de personnes qui auraient vu quelque chose, sur tous les médias, alors qu'on n'a aucune possibilités de vérifier la véracité de ces témoignages. La diversité des témoignages des syndicats de police d'un côté et de l'autre, de témoins pose question.

La remise en cause, parfois par des responsables politiques ou des responsables associatifs, des policiers est problématique. De même les caméras piétonnes reviennent à exhorter les policiers assermentés, à se justifier et à prouver leurs propos.

 

L'EXSAPERATION DES HABITANTS ET LEUR MALAISE

 

Laurence Taillade s'intéresse au malaise des habitants face à celui des jeunes casseurs dont ils subissent les problèmes également. Elle note que les jeunes casseurs agissent dans un sentiment d'impunité au détriment de tous les autres jeunes soucieux de se construire.

Pour remédier à cette situation installée depuis des années, elle souligne qu'il faut se donner les moyens d'un changement réel. Ainsi, si on prend les chiffres de la justice , les chiffres du milieu carcéral , la faute revient aux gouvernements successifs qui ont annoncé construire les prisons et les réformer et qui régulièrement, ont remis sur la table le fameux moratoire sur l'individualité de la purge de la peine qui date de 1858. On ne construit pas de prison et on ne fait rien pour que, par exemple, le petit délinquant puisse purger sa peine. Le résultat ce sont des jeunes gens condamnés, qui se retrouvent dans la rue en toute impunité, et qui deviennent des héros. Pour Laurence Taillade, écoper d'une peine de prison et ne pas la faire est inadmissible.

 

L'ABANDON DES POLICIERS ET L'ABANDON DES JEUNES

 

Laurence Taillade rappelle que le problème n'est pas nouveau, évoque ce qu'a été la politique des grands frères avec la conséquences qu'on sait . Il y a également eu un retrait des services publics de l'Etat de ces quartiers de façon très progressive et il y a ce à quoi on assiste et qui n'est pas nouveau, une espèce de rituel, qui veut que dès que quelque chose ne va pas, on sort pour casse, brûler.... Et ces jeunes pénalisent par leur comportement ceux qui cherchent à s'insérer réellement. Elle ajoute évoquant, l'affaire Théo, la faute du président de l'époque qui était venu le visiter dans sa chambre d'hôpital tandis que sa version des faits était plusque douteuse. Les policiers ont été directemeent mis en cause de ce fait par le chef de l'Etat François Hollande, ce qui constitue une faute politique. Puis, Laurence Taillade pointe du doigt toutes ces associations qui instrumentalisent les jeunes, faisant passer l'Etat pour raciste et développant la thèse du complot de la police qui serait raciste, et de l'Education nationale également.

#violencesurbaines à #Nantes

#territoires #République #policiers& #gendarmes

#exaspérationdeshabitants

Podcast sur la page médias

 

Service National Universel, Prélévement à la source, augmentation des arrêts maladie

Laurence Taillade était l'invitée de Patrick Chênes dans l'emission Le 18h - 20h : Patrick Chêne dans le sur #LCI en présence de Daniel Cohen-Bendit, pour commenter l'actualité - Propos recueillis par Marie-Laure Le Gall

LE SERVICE NATIONAL UNIVERSEL

Pour Laurence Marchand Tailladellade, le SNU n'est qu'une nouvelle mesure de communication, qui ne fait pas l'unanimité au sein du gouvernement et démontre, s'il le fallait encore, l'incohérence d'un président, qui propose une mesure pour répondre aux chocs que les Français ont subi en 2015/2016. 
Selon elle, les 15 premiers jours du mois obligatoire, s'apparentent davantage à une colonie de vacances qu'à un rassemblement d'intégration. Selon la présidente de Forces Laïques, cette mesure est populiste et son coût de deux milliards d'euros, beaucoup trop élevé pour une si faible visée. Par ailleurs, elle n'amène rien si l'Education nationale n'a pas fait un premier travail d'assimilation de nos principes et de nos valeurs. Laurence Taillade déplore que des jeunes soient incapables de parler de ces valeurs et de ces principes républicains
Ainsi pour Laurence Taillade, ce n'est pas à l'âge de 15 ou16 qu'il faut commencer mais dès la maternelle. De plus, l'armée n'a pas les structures ni les moyens financiers et humains, pour accueillir ces jeunes. 
Enfin, en plus des deux milliards d'euro, se pose la question de l'hébergement, les infrastructures du service militaire ont été bradées ou laissées à l'abandon. La mise en place coûterait plusieurs dizaines de milliards d'euro. Pourtant Laurence Taillade, concède qu'en soi, l'idée est bonne sur le fond et préconise un service national, fort, plus long, de six mois, à l'issue d'un service d'instruction nationale républicain, laïque et assimilationniste.

GREVES SNCF

Pour la présidente de Forces laïques, les syndicats ont commencé à se discréditer par leur action du 5 juin au soir, jour du vote de la loi, en envahissant les locaux du siège de la SNCF, aux cris de "ça nous appartient", ce qui démontre leur désintérêt des usagers, véritables propriétaires du service public.
Cette grève n'a de sens que de mesurer des forces en présence en vue des élections syndicales du mois de novembre prochain. La SNCF est un bastion de la CGT et FO. C'est une affaire de postes et de gros sous. Faire durer la grève, alors que leurs principales requêtes ont été entendues, est une seconde preuve de leur manque de crédit qui leur fait perdre le peu de reste de soutien et de sympathie des usagers. En revanche, E. Macron a gagné en fracturant les syndicats et en évitant une généralisation du mouvement. 
Pour la présidente de Forces Laïques, il conviendrait de rendre obligatoire l'affiliation syndicale pour mettre fin au monopole de groupuscules qui représentent des minorités de salariés et s'attribuent le bien public illégalement.

LE PRELEVEMENT A LA SOURCE

Pour Laurence Taillade, cette réforme fiscale va peser sur les TPE et les PME qui salarient 95% des emplois en France et qui ne peuvent en assumer la charge trop lourde. De plus, si l'idée du président Macron et de M. Darmanin était de faire une économie sur les services fiscaux, en réalité, les personnes chargées de faire les prélèvements vont désormais avoir la charge de contrôler les déclarations et il n'y aura pas d'économie sur le nombre de fonctionnaires. 
Accablées par le poids de la réforme les TPE et PME risquent de renoncer à embaucher ou feront appel à de la sous-traitance, type auto-entrepreunariat. Ainsi, les salariés poussés au statut d'auto-entrepreneurs seront précarisés et Laurence Taillade rappelle que c'est Bien l'esprit de la réforme du travail d'Emmanuel Macron.

LA HAUSSE DES ARRETS MALADIE

Sur ce sujet, Laurence Taillade intervient en tant que témoin et tant que victime du Burn out. Elle souligne que les 3/4 de ses clients relèvent du burn out. Il s'agit de middle managers qui n'ont aucun moyen d'agir sur leurs résultat, généralement des directeurs commerciaux ou marketing à qui on ne laisse que le pouvoir d'agir sur leur équipe. Seul le chiffres et le rendement comptent. Le management se fait par le stress du classement. Selon la présidente de Forces laïques, il faut revoir les techniques de management mais également appliquer la législation, car les personnes sont contraintes à toujours travailler davantage sans pouvoir déconnecter.

#Leservicenationaluniversel , #GrèvesSNCF
#leprélèvementàlasource #haussedesarrêtsmaladie

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Ecriture inclusive, Aquarius, CDD, fonction publique

22 juin 2018 - Sud radio - Valérie Expert

 

LA CONSTITUTION EN ECRITURE INCLUSIVE

La députée LREM Isabelle Rauch, membre de la délégation aux droits des femmes de l'Assemblée nationale a déposé un projet de loi visant à réécrire la constitution en écriture inclusive.

Outre l’inintérêt total de cette mesure, j’ai rappelé que l’urgence était davantage de se  battre pour une égalité réelle entre les femmes et les hommes et que, si une réforme constitutionnelle devait être réfléchie, elle devrait davantage s’orienter sur la réécriture de l’article 1 de celle-ci intégrant le terme de « genre » après la liste des discriminations possibles, comme suit : « Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction de genre,  d'origine, de race ou de religion ». Cette insertion aurait aussi l’intérêt de clarifier la non-discrimination des orientations sexuelles.

 

LA LEPRE POPULISTE DE MACRON

Emmanuel Macron, dans un discours répondant aux critiques suites à ses tergiversations sur l’Aquarius a lancé une polémique sur la montée des populismes, qu’il qualifie de lèpre, en Europe.

Le plus étonnant est que lui-même a refusé d’accueillir ce bateau, qui a tournée 48h en mer avant d’aborder en Espagne, alors même qu’il s’est retrouvé à la limite des eaux territoriales française, au large de Bonifacio.

Ces atermoiements démontrent simplement le manque de constance du Président sur ces questions, qui, finalement le l’intéressent pas tellement.

D’ailleurs, si l’on y regarde de plus près, la véritable interrogation demeure dans la gestion du problème sur le plan européen car, cette montée des populismes trouve son origine dans un ras-le-bol généralisé des populations dont les inquiétudes ne sont pas écoutées, concernant l’immigration.

Les vagues migratoires actuelles sont totalement hors de contrôle, Frontex peinant à assurer sa mission avec des moyens réduits. Le plus grave réside dans la prise en compte de cette urgence : un budget triplé passant de 13 à 34,5 milliards sur l’exercice 2021/2027 … Beaucoup trop tard !

Les autres mesures urgentes à prendre sont ignorées. Elles pourraient pourtant sauver des vies, comme une création de hots spots sur le parcours de migrants, hors de la zone euro, leur permettant de trouver des interlocuteurs et une aide, pour ceux qui se réclament du droit d’asile. Cette solution aurait, par ailleurs, l’avantage de mettre fin au marché juteux et meurtrier des passeurs clandestins.

Ce manque de coopération européenne sur les grands dossiers marque le manque d’ambition de ceux qui font l’Europe et n’y voient qu’un grand marché économique alors que son rôle de protecteur des peuples devrait la pousser vers une harmonisation sociale et fiscale. Mais cette harmonisation ne peut être au goût de tous.

Ce qui est à relever, dans cette phrase d’E. Macron c’est, tout de même, cette facilité à dénoncer des « populismes », dont il peut parfois être l’ami, dans certaines circonstances. Ainsi lorsque les Hongrois, les Polonais et l’Autriche se liguaient contre le partage du congé de naissance à 4 mois par parent, E. Macron a prétexté une impossibilité budgétaire, pour aller dans leur sens et s’y opposer ! Nous n’avons pas entendu de réaction de la part de notre secrétaire d’Etat à l’égalité femmes-hommes à ce sujet, d’ailleurs …

Ainsi, ce président qui dénonce les populismes et les médias qui l’ont fait élire semble oublier d’où il vient et quels sont les actes qu’il pose. Ceux-ci vont dans le sens d’un délitement total de la démocratie, à l’image de son projet pour la presse, de concentrer les médias entre les mains de quelques industriels de ses amis.

 

LREM REFUSE DE VOTER LA LOI CONTRE LE HARCELEMENT TELEPHONIQUE

Le groupe LREM a encore montré sa soumission totale aux lobbies en refusant de voter un projet de loi attendu d’une grande majorité de consommateurs qui s’estiment harcelés par les démarchages téléphoniques.

Ils ont utilisé le prétexte d’un risque d’augmentation du chômage, qui n’a pas de sens car, comme tout le monde le sait, la majeure partie de ces centrales d’appel sont basées en Asie ou en Afrique.

 

AUGMENTATION DU RECOURS AUX CDD EN 2017

Cette augmentation démontre, d’abord, une faible confiance des entreprises dans la reprise et, ensuite, que la masse salariale reste une variable d’ajustement face aux fluctuations économiques du marché. Il n’existe plus de vision à long terme dans les entreprises.

Ce qui attire davantage mon attention, c’est le rôle que l’Etat a pris dans cette dynamique.

Sur 5,5 millions de salariés, près d’1 million sont en CDD. Il s’agit d’une opposition grave entre emplois sous contrat et statutaires qui démontre la mauvaise gestion de l’Etat, souvent due à un management défaillant, et fait faire de fausses économies, si on regarde sur le long terme.

De plus, la loi sur la fonction publique laisse à présager un texte au rabais sur la question des fonctionnaires, avec de tels indicateurs.

Ainsi, une telle stratégie interroge, immédiatement, sur l’indépendance et la probité de ces fonctionnaires au rabais, leurs droits et les garanties qui leur sont proposés, mais aussi sur la qualité du service public qui est sous-traité, comme dans certains domaines. Ainsi, il est surprenant de découvrir qu’une partie de la sécurité des personnes, mais aussi que certaines données sensibles, soient gérées par des sociétés privées, parfois même étrangères.

 

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#EcritureInclusive, #Aquarius, #CDD, #FonctionPublique, #Macron

 

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Migrants, Aquarius, crack à Paris,  hausse des prix de l'alcool

15 juin 2018 - Sud Radio - 10h-12h avec Valéry Expert

ENFER DU CRACK

Nous avons abordé le problème de l'enfer du crack, porte de la Chapelle, à Paris. J'ai rappelé que Cnews avait diffusé un reportage, il y a quelques semaines, montrant la gravité de la situation : riverains démunis, prostitution pour acheter des doses, individus hagards dans les rues, économie ruinée - des commerçants font état d'une baisse pouvant atteindre 30% de leur chiffre d'affaires.

Il me semble irresponsable que ce sujet soit laissé aux mains des élus locaux, alors qu'il s'agit d'un problème sanitaire et de santé publique qui doit être traité à l'échelle nationale.

En effet, plus que des salles de shoot, qui concentrent les problèmes, il faut envisager des aménagements spécifiques dans les maisons médicales et/ou hôpitaux proposant un environnement de consommation adapté et des soins, pour ceux qui le désirent, allant du coaching au suivi psychiatrique en passant par des consultations en addictologie.

 

HAUSSE DES PRIX DE L'ALCOOL

On infantilise les gens, sous des prétextes fallacieux, dont l'objectif est la taxe pour elle même. Si le tabac et l'alcool sont dangereux, arrêtons leur distribution, interdisons-les, comme le crack, dont les prix, au passage, sont comparables (5€ une dose qui rend immédiatement dépendant ...). Sinon, laissons les gens décider ! Cette mesure revient exactement au contraire des propos de M. Macron sur les pauvres : il faut les responsabiliser pour ne plus être pauvres. Mais pour les fumeurs et les buveurs, on va les taxer pour les désintoxiquer. Il s'agit d'une mesure démagogique, qui a en plus l'effet pervers de mettre en danger les vignerons, déjà fragilisés par les produits bas de gamme d'importation, de la même façon que les producteurs de tabac.

Par ailleurs, l'élasticité du prix à la demande n'est pas prouvée. Les hausses successives du prix du tabac l'ont bien démontré : le seuil permettant de faire baisser la consommation est très élevé.

 

MIGRANTS : FRANCE-ITALIE, HALTE A L'HYPOCRISIE

Les déclarations d'E. Macron sur le rejet de l'Aquarius des eaux territoriales italiennes a provoqué un hiatus entre les deux pays.

Hier vers 20h, le bateau faisait des ronds dans l'eau, au large de la Sardaigne, encadré par deux navires militaires italiens : une "manœuvre de transbordement" des personnes en états critiques était donc possible. Plus tard, vers 2h, l'Aquarius est passé tout près du port de Bonifaccio. Il est resté sur la ligne de partage entre la France et l'Italie. Puis, il a fini sa course à 8h en Sardaigne.

On voit bien, avec cette histoire, que le gouvernement Macron manque complètement de constance sur cette affaire. Son revirement et ses excuses avec les Italiens en sont la preuve

Il est de plus en plus évident qu' E. Macron est venu au pouvoir avec des idées sur l'économie mais pour tout ce qui est sociétal : Laïcité, Lutte contre le terroriste, Intégration, Assimilation, Migrants, ... : Il n'y comprends rien et il improvise complètement.

Plus largement, ce qui me préoccupe, est le manque de coopération européenne et de cohérence dans les politiques menées. Il est évident que Frontex est débordée par ces vagues migratoires et que le manque de solidarité entre les pays créé un appel d'air vers l'union européenne. Or, dès lors qu'un migrant entre dans l'un de nos pays, les accords Schengen lui permettent de circuler librement. Par ailleurs, en aillant sous-traité l'accueil des migrants à la Turquie, nous nous sommes rendus dépendants, et donc affaiblis face à cet Etat, dont les pratiques politiques sont contestables.

Aussi, même si l'on peut saluer la volonté conjointe d'Angela Merkel et d'E. Macron de multiplier le budget de Frontex par trois, le faisant ainsi passer de 13 milliards à 34,5, et de multiplier par 8 le nombre d'agents, pour atteindre les 10.000, on ne peut que regretter cette inscription budgétaire à l'exercice 2021/2027, ce qui est trop tard : le problème doit être réglé maintenant. Ce manque d'anticipation est terrible. Il est à l'image du manque d'ambition de ceux qui font l'Europe : mal. Celle-ci doit urgemment développer une harmonisation sociale et fiscale pour que la solidarité internationale ne soit plus une utopie. La fermeture de nos frontières européennes, à une immigration économique, est maintenant devenue incontournable. La proposition de création de hotspot sur le parcours des migrants est une solution envisageable. Elle permettrait d'accomplir des tris en amont de nos frontières, d'aider ceux qui peuvent bénéficier d'un droit d'asile plus vite et de tarir le marché juteux des passeurs et des ONG, accusées de les aider.

Par ailleurs, je le répète, un plan de coopération internationale, pour aider les pays émergents, doit être mis sur pieds au plus vite, pour juguler cette émigration de populations qui fuient la misère.

Au-delà de cette question des migrants, se cache aussi la question de leur gestion à leur arrivée chez nous. Il s'agit d'un véritable enjeu, que le Président Hollande a préféré ignorer, laissant des ghettos se structurer. De la même façon la Maire de Paris, après 34 évacuations en 3 ans, n'a toujours pas mis en place de solution pérenne

Nous sommes donc toujours dans le flou artistique concernant leur hébergement et, de façon plus large, leur intégration, qui doit passer par une scolarité pour les enfants et un travail. Au-delà de cela, se pose nécessairement la question de l'assimilation, prégnante dans l'esprit de nombreux Français qui semblent vivre une véritable "panique identitaire", si l'on emprunte à Joseph Macé Scaron, le titre de l'un de ses livres. En effet, si l'on veut éviter toute fracture de note société, menant inévitablement vers une partition de nos quartiers, il faudra faire bien plus que réactiver la politique des grands frères que semble proposer le Président Macron. En écartant le plan Borloo, qui n'était certes pas la panacée, mais avait l'intérêt d'exister, et en mettant en place quelques heures de cours de Français en plus, on ne va pas parvenir à ce but. Mais finalement, peut-être que la partition, laissant aux mains de quelques caïds la gestion des quartiers est le plan envisagé par notre chef du gouvernement.

 

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#Migrants #Aquarius #Macron #Crack

 #Paris #Alcool #Frontex #Europe

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Le "pognon" de Macron, grèves SNCF, privatisation d'ADP, terrorisme, islamisme, Laicite à l'école, Médine, Charlie

13 juin 2018 - Club Pujadas - LCI

MACRON ET LE "POGNON" DES PRESTATIONS SOCIALES

J'ai rappelé que la jungle des prestations sociales posait question, dès lors que même M. Darmanin était dans l'incapacité de les dénombrer. Ce qui est le plus navrant est que 30% à 50% de ceux qui devraient en être bénéficiaires ne font pas les démarches.
Les propos d'E. Macron semblent être issus d'une stratégie de communication dont l'objectif est de parler, d'une part, à ceux qui payent, d'autre part, à ceux qui perçoivent ces prestations. Mais ce terme n'est que l'aboutissement d'un an de communication signifiant à "ceux qui ne sont rien", qu'ils risquent de devenir moins que rien avec la politique menée par ce gouvernement. Les promesses de campagne du candidat : Flexibilité du travail et, en même temps, sécurisation des plus fragiles, se traduisent, dans les faits, par une hausse des impôts (CSG, essence), une baisse des aides (APL) et des "cadeaux" aux plus riches (Exit taxe, ISF, aucune mesure contre l'évasion fiscale).
Lorsque le Président tient ce type de propos, on ne peut qu'être inquiet, au regard du nombre de bénéficiaires des minimas sociaux : 7 millions de personnes, soit 11% de la population. Mais aussi par rapport à la mission aujourd'hui bien remplie par ces aides, puisque ces dernières permettent, selon une étude de l'INSEE datant de 2017, de diviser par deux les écarts entre les 20% des plus riches et les 20% des plus pauvres.
Enfin, j'ai rappelé que les allocataires ne bénéficiaient pas, pour la plus large partie, de ces aides avec joie et que la dignité, pour la plupart, était de pouvoir s'en sortir seuls, sans être une charge pour la société.

PRIVATISATION D'ADP
J'ai expliqué que, selon l'étude menée par l'IATA (Association des Compagnies Aériennes Internationales), les aéroports privatisés ont des coûts d'exploitation plus importants que les autres. 
Par ailleurs, j'ai émis de vives inquiétudes, jugeant irresponsable la privatisation d'ADP pour des raisons liées à notre sécurité intérieure. En effet, fin 2015, Augustin de Romanet faisait part de la suppression de 70 badges à des agents dans des zones sensibles, pour raison de fichage S, 4.000 casiers avaient fait l'objet de contrôles pour suspicion de radicalisation, sur 85.000 agents. Marianne, dans un dossier spécial, avait souligné ces faits, en janvier 2016. Confier la gestion d'ADP à un gestionnaire privé nous met face à la question de la prise en charge de cette surveillance, sans contrôle de l'Etat.

RECUL DE LA LAÏCITÉ A L'ECOLE

Je me suis étonnée que l'on fasse autant de bruit, autour de ce rapport, alors que les faits ne sont pas nouveaux. En 2002, paraissaient "les territoires perdus de la République" ; en 2004, les rapport Obin, vite enterré et mis sous clé, pour s'assurer que personne n'y fasse référence. Les faits étaient déjà graves et clairement décrits et établis : monté de l'antisémitisme, sexisme, ...
Les revendications ne sont pas nouvelles, on a renoncé à la laïcité à l'école dans les années quatre-vingt, et l'affaire du voile, en 1989, en a été un révélateur.
A cet état de fait, s'ajoute aussi un autre rapport, celui du CNESS (Conseil National d'Evaluation du Système Scolaire) en 2015, qui relève quatre faits majeurs, au sujet de la mixité :
- Un phénomène puissant de ségrégation sociale dans les établissements français ;
- Un quasi immobilisme en France, depuis 40 ans,concernant les politiques publiques, liées à la politique de mixité à l'école ;
- Des effets nocifs de la ségrégation sur les apprentissages et les comportements (attitudes moins citoyennes, moins tolérantes, défiantes envers les institutions) ;
- La comparaison avec les autres pays de l'OCDE met en avant un net retard français.
Par ailleurs, j'ai souligné que la gestion urbanistique était responsable de cela : la concentration dans de grands ensembles pose un réel problème.

MA CARTE BLANCHE : MEDINE DÉTOURNE UNE CARICATURE DE CABU
Médine, qui 
#JESUISMEDINE (il ne serait donc pas Charlie ?!), tenterait, pour la seconde fois de "crucifier des laïcards" ? Les "cons" qu'il désigne pourraient-ils être les familles des victimes ou les dessinateurs de Charlie qui ont bien été "crucifiés" sur l'hôtel de l'intégrisme ?
Médine nous fait, là, l'offrande d'une nouvelle "fatwa", lui qui aime en décerner, contre les "cons" qui refusent, au choix :
- Le voilement des fillettes, comme la sienne qu'il exhibe sur une photo ;
- Que les quenelles se banalisent, comme celle qu'il a faite, en 2014, devant le mur de Bethléem ;
- que des associations, comme "le Havre du savoir", qui le revendique comme ambassadeur, et nie l'égalité de droits entre les hommes et les femmes, continuent à exercer leur influence sur les politiques. J'ai, à ce sujet, rappelé que cette association, à l'automne 2016 avait invité Hani Ramadan, aujourd'hui interdit de territoire,et d'autres charmants intégristes, proches des Frères musulmans, sans qu'Edouard Philippe, maire du Havre, ne bouge le petit doigt, malgré mes courriers d'alerte. Ce qui me permet de dire que son immobilisme et sa réponse aux questions d'actualité générale, hier, ne m'étonnaient absolument pas.
Pourtant, agir est possible : Le tribunal administratif de Nîmes avait validé un arrêt du maire contre la venu d'Hani Ramadan, sur la nature de ses propos, et, il y a un an, un chanteur, Falli Ipupa, avait vu son concert annulé à la Cigale, pour des risques de troubles à l'ordre public. Dans ce cas pourquoi ne pas faire de même avec Médine ?
#PognonMacron #SNCF #ADP #terrorisme #islamisme #Laicite #CNAL#Medine #Charlie

 

Podcast de l'émission

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Agriculteurs en colère, Médine au Bataclan

11 juin 2018 - Cnews - Les Voix de l'info de Sonia Mabrouk

HUILE DE PALME, AGRICULTEURS: EN COLÈRE
Il est important de noter l'extrême pénibilité du métier d'agriculteurs qui compte le plus de suicides et de ne pas sous-estimer la détresse des paysans qui ne sont pas écoutés.
Leur travail est de fournir une alimentation de qualité. Or, le gouvernement avait la possibilité de faire interdire le glyphosate, qui est un polluant majeur, et ne l'a pas fait. De la même façon, le polyphénol se retrouve toujours dans le biberon de nos enfants.
Ce regain d’intérêt exclusif pour l'huile de palme, écarte la question plus large de la santé des Français posée par les conséquences d'une malbouffe évidente. La prévention, en matière de santé, ne fait pas partie des approches gouvernementales et nous pourrions faire lereproche aux parlementaires de manquer d'une vision à long terme, qui devrait encourager des méthodes de production raisonnées, permettant aux agriculteurs de produire de façon qualitative, et non toxique, et de tirer un revenu décent de leur production.

Par ailleurs, la loi sur les abattoirs a été vidée de son contenu et l’abattage confessionnel, violent et contraire aux lois sur la sensibilité animale reste d’actualité, malgré la possibilité de l’interdire ou de l’aménager, comme c’est la cas dans d’autres pays. 
Concernant les manifestations c'est avant tout la FNSEA, qui utilise une fois de plus des méthodes spectaculaires, et illégales, qui se pose en seul interlocuteur du gouvernement. Je regrette que les agriculteurs doivent passer par de tels débordements.

MÉDINE AU BATACLAN: POLÉMIQUE ET INDIGNATION
La liberté d'expression a toujours des limites. Lorsqu'on lit les paroles de Médine, on ne peut qu'être gravement inquiets. Médine est celui qui veut crucifier les laïcards, qui veut scier les arbres de la laïcité avant de les avoir plantés. Il utilise également les éléments de langage de racialistes connus de tous. Je ne comprend pas qu'il puisse s'exprimer et qu'il ait encore une telle audience auprès des jeunes et m'étonne que certains arrivent encore à vouloir justifier la création artistique, face à des jeunes qui écoutent ses chansons sans le recul nécessaire pour comprendre ce qu'il est en train de dire.
Or, ces paroles vont à l'encontre de nos principes fondateurs. Médine est dangereux et le laisser s'exprimer au Bataclan est une provocation évidente.

#Agriculteurs #HuileDePalme #Médine #Bataclan
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Municipales 2020, les Republicains, Macron, Agriculture

12 juin 2018 - Sud Radio - Le Grand Soir avec Philippe David

ÉLECTIONS MUNICIPALES DE 2020.

Virginie Calmels a évoqué la stratégie des coucous de LREM, sur Sud radio ce matin, en vue des municipales.

La République en marche n'a pas de personnalité locale ni n'a développé de stratégie sur le terrain et s'appuie uniquement sur une étiquette. Le plus inquiétant, là dedans, c'est que des politiques parlent entre eux, pour trouver des postes sans projet véritable. Se pose donc la question des fondamentaux sur lesquels pourraient s'entendre LREM et des élus locaux, dont les budgets locaux ont été totalement spoliés, par la réforme de la taxe d'habitation. Quels élus locaux seront prêts à accepter une alliance dès lors avec les macronistes ?
J'ai souhaité revenir sur les propos de Madame Calmels au sujet de Médine et du manque de courage du gouvrenement. En avril 2016, à l'époque ou Tariq Ramadan devait se rendre dans la ville de Bordeaux, elle était première adjointe au maire, Alain Juppé. À travers une tribune du Huffington post, j'avais réclamé l'interdiction de la présence de Tariq Ramadan et Alain Juppé n'ayant pas eu le courage de me répondre, l'a laissée monter au front. Virginie Calmels s'était contentée d'un :" Renoncez à venir à Bordeaux Monsieur Tariq Ramadan", par tribune interposée, sans agir concrètement. Elle n'était pas aussi virulente qu'elle l'est actuellement avec le chanteur Médine.

LA POLITIQUE DU PRÉSIDENT MACRON

La politique d'Emmanuel Macron ne correspond pas à une politique sociale mais libérale, comme s'il avait perdu sa jambe gauche. Plus préoccupant, encore, est la question du respect des électeurs : quelle est la stratégie de Macron ?
Il n'y a pas de respect et il n'y en a quasiment jamais eu pour les électeurs. D'un point de vue stratégique, il n'a pas d'autre choix, s'il souhaite se faire réélire en 2022, que de se tourner vers l'électorat de droite molle, type juppéiste. Il a perdu l'électorat de gauche, qui l'avait porté au pouvoir.
En revanche, ce report de voix ne se fait pas. Nous ne sommes donc pas certains qu'ils parviennent à transformer l'électorat de base qu'il a eu, vers un électorat droitier.
Par ailleurs, l'élection locale n'est pas aussi politisée qu'on voudrait le croire. Les deux personnalités politiques que les Français connaissent le mieux sont le Président de la République et le Maire. Dans une élection locale, le projet et la personnalité priment toujours sur l'étiquette. 
Un autre enjeu se cache derrière ces élections municipales : LREM a besoin d'argent car un élu local reverse une partie de ses indemnités politiques pour faire fonctionner son parti. Ainsi pour le bon fonctionnement des partis politiques et pour pouvoir présenter les candidats, l'argent est indispensable. LREM chois la solution de facilité en cherchant à s'insérer sur des listes LR et se serait montrée plus courageuse de se présenter au premier tour avec un projet local, avant de songer à discuter des alliances possibles pour le second tour.
Mais, comme chacun le sait, les soi-disant 400.000 adhérents de la République en marche ne seraient pas si nombreux et sont réputés fictifs. Or, comment constituer des listes locales quand on a pas d'adhérents sur le terrain ?
Il y a eu beaucoup de fuites des adhérents de ce parti, notamment car le mode de fonctionnement interne était jugé antidémocratique par un certain nombre d'adhérents. Les comités locaux, dont les travaux n'étaient pas écoutés, sont également partis car il ne se sentaient pas respectés. 
Il y a pourtant de réels enjeux locaux : l'aménagement des centres-villes, la gestion des écoles primaires, le social, le subventionnement des associations, outil de clientélisme dont les Français ont assez. La confiance dans la politique passe aussi par le local et pas uniquement par la politique globale et nationale.

LES RÉPUBLICAINS : "POUR QUE LA FRANCE RESTE LA FRANCE"

Il y a certes des dissensions au sein du parti républicain mais Laurent Wauquiez ne semble pas avoir de vision claire de ce qu'est la France pour lui. Il y a quelques années, il y avait eu un débat avorté sur l'identité nationale à l'UMP. Or, Laurent Wauquiez est l'héritier de ces débats.
Pourtant, il plante des crèches tous les ans au conseil régional qu'il préside, évoque des racines chrétiennes de notre pays et, en même temps, se fait représenter lors du banquet de l'Iftar par monsieur Brenais, fier de tweeter à cette occasion. 
Laurent Wauquiez active le communautarisme religieux et il faudrait déjà peut-être qu'il connaisse notre identité avant d'affirmer que "la France reste la France".  La France est certe, multiculturelle, mais ne doit pas être communautariste. On ne doit pas revenir sur les libertés individuelles et obtenir des libertés et des droits en fonction de son appartenance à une communauté. Ces comportements clientélistes représentent un danger lié aux dérives communautaristes, surtout vues en Angleterre et dans les pays anglos-saxons en général.
À l'image de l'expression "l'eau ça mouille", le slogan pour que "la France reste la France" évoque une évidence tandis que les républicains cultivent les confusions. La vraie question concerne les politiques : Que souhaitent-t-ils vraiment ? Poursuivre leurs carrières clientélistes où établir un véritable projet d'avenir pour la France et les Français ? 
La question n'est pas de savoir s'il existe des droites irréconciliables entre celle de Macron ou celle de Wauquiez mais bien de savoir s'il y a une véritable vision et un véritable projet pour la France.
La question n'est pas de savoir si la droite va survivre politiquement ou pas. Mon souhait étant que la France asphyxiée par ces opportunismes, survive !

Avant de redonner la parole au peuple il faudrait que l'information passe.La démocratie est mise en danger, avec la concentration des pouvoirs entre des industriels qui ont racheté l'ensemble des médias. On a des partis politiques qui s'effritent : c'est la stratégie de la République en marche. L'exercice de la démocratie est compliqué. Peu de médias informent correctement les citoyens et nous pouvons saluer Sud Radio de faire partie de ces médias indépendants, qui informent réellement les Français.

LA CRISE DU MONDE AGRICOLE

L'économie telle que les Français la vivent, est déconnectée de ce qui est important sur le plan humain. L'importation de l'huile de palme n'est qu'un élément du modèle politique d'E. Macron qui démontre ses choix en matière de santé : à l'image par du choix des parlementaires de ne pas interdire le polyphenol ni le glyphosate, en dépit de leur toxicité.
À nouveau, la question de la santé et de l'alimentation n'est pas posée à long terme. Il n'existe pas de projet. Aussi, nos agriculteurs crèvent de faim et c'est cette profession qui se suicide le plus. Emmanuel Macron propose des mesurettes, là où il faudrait des réformes profondes. Il faut arrêter de parler bio, au profit du développement durable et de l'agriculture raisonnée qui seraient la première étape pour permettre aux agriculteurs de vivre de leur travail.
Les métiers d'agriculteurs et d'éleveurs sont sous le coup d'énormément de règlements, de normes qui les empêchent de se développer. Une vraie question se pose : quel modèle souhaite-t-on vraiment ? Prévenir en termes de santé où se contenter de soigner des malades de notre agriculture et nos agriculteurs devenus stériles à force de consommer les produits qu'ils déversent sur leurs champs ?
Il est temps de renoncer à une agriculture extensive et hyper productive exclusivement, qui nous fait manger de la "merde".

En conclusion, interrogée sur le financement des campagnes, j'ai pu témoigner de mon expérience de candidate et atteste que ces comptes de campagne sont étroitement surveillés pour les petits candidats. j'espère que ce sérieux est le même pour les autres, dans le cadre de l'affaire des factures du candidat Macron.

#municipales2020 #Les Republicains #Macron #Agriculture

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Macron, Terrorisme, Wauquiez, LesRepublicains

6 juin 2018 - Sud radio - Christophe Bordet - 10h-12h

BAISSE DE POPULARITÉ D'EMMANUEL MACRON

Selon un #sondageIfop , 57% des personnes interrogées seraient mécontentes de la politique du président Macron. 43% donc seraient satisfaits, on se demande pourquoi car la politique menée par le chef de l' État a creusé les inégalités. 
D'autre part, la question de savoir si Emmanuel Macron est trop de gauche ou de droite ne se pose pas, la nomination d'Edouard Philippe est à ce titre révélatrice. 
Le président de la République a été élu sur la base d'un programme et fait ce qu'il a dit. Je m'étonne que l'on puisse encore être surpris des réformes du Président Macron. 

LES RÉPUBLICAINS

Laurent Wauquiez le chef des Républicains a choisi le slogan "Pour que la France reste la France". Il enfonce une porte ouverte à l'instar de ses prédécesseurs de l'UMP qui avait déjà pris d'assaut la question de l'identité. On ne peut, d'ailleurs, que se remémorer les propos de Nadine Morano qui, piétinant, l'article 1 de la Constitution avait tweeté que la France est un pays chrétien tandis qu' elle est avant tout une République laïque une et indivisible. On peut parler de racines chrétiennes sans y réduire la République française : il faut, pour se faire, distinguer les principes des valeurs. L'appartenance religieuse est une valeur quand le principe de laïcité par sa nature même de principe, dépasse les valeurs et se situe au dessus.

LA LIBÉRATION DES RADICALISÉS

La garde des sceaux Nicole Belloubet a annoncé que 500 radicalisés, ayant purgé leur peine, vont bientôt sortir de prison. Les chiffres sont largement sous-évalués. La réalité serait plus proche de 2000, dont certains l'ont été en prison. S'ils sont bi-nationaux, il semblerait logique de les reconduire dans leur pays d'origine, pour se débarraser d'un poids que nos services de renseignements ne pourront pas assumer.
La question des fichés S est fondamentale. Elle nous rappelle que les plus de 250 morts assassinés par des terroristes fichés S, comme l'assassin du prêtre de Saint-Étienne de Rouvray qui était assigné à résidence lors des faits. En quarante ans, rien n'a réellement été fait pour contrer le terrorisme, la déradicalisation a toujours été inefficace, on s'est contenté de détecter et non de prévenir ce phénomène.
Les 150 000 policiers et 150 000 gendarmes ne sont pas armés pour lutter contre les personnes radicalisées ne doivent pas s'y consacrer exclusivement au détriment de leurs autres missions.

#Macron #Terrorisme #Wauquiez #LesRepublicains

Ecouter le podcast

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SNCF, Municipales 2020, intégration, Iran, boycott des dattes israéliennes, ...

5 juin 2018 - Le Clu Pujadas - LCI

LA RÉFORME SNCF VOTÉE PAR LE SÉNAT

Emmanuel Macron a fait voler en éclats l'unité des syndicats par cette réforme. L'enjeu essentiel de ce combat est aussi les élections syndicales d'octobre qui relèvent d'une question d'argent, pour la CGT et Sud, dont l'implantation est menacée dans un fief historique. 
Les syndicats qui ont envahi le siège social de la SNCF, dans cette séquence, ont donné à voir une image dégradante des cheminots. À l'instar des lycées pour les lycéens, l'université pour les étudiants, le siège de la SNCF n'appartient aux syndicats mais à l'ensemble des Français. Les cheminots s'en trouvent dévalorisés.

LES ALLIANCES AUX MUNICIPALES 2020

La stratégie d'Emmanuel Macron est de faire que l'opposition devienne de plus en plus extrême. Ces alliances électorales sont, à nouveau, une tambouille électorale. Il est, en effet, étonnant d'imaginer des alliances identiues entre LREM et Alain Juppé ou Christian Estrosi, de droites très différentes et néanmoins macron-compatibles. La réalité, est plus triste : une absence d'idéologie et de projet au profit de la seule distribution de postes. Par contre, par la réforme de la taxe d'habitation, le budget des municipalités a été amoindri. Comment un maire sortant pourrait dès lors accepter une alliance avec un candidat de LREM ? 
La classe politique offre un spectacle déplorable, qu'Edgar Faure, qui dans les années soixante illustrait très bien par : "ce n'est pas la girouette qui tourne mais le vent". 
Le courage politique de LREM aurait été de se présenter au 1er tour avant d'envisager des alliances avec d'autres.

PLAN D'INTÉGRATION DE GÉRARD COLLOMB

Il y a, semble-t-il, un début de prise de conscience, contrairement au mandat de François Hollande, qui refusait de trier les migrants afin de favoriser leur insertion. Pour vivre en France, il faut connaître et adopter nos principes et nos valeurs. Pour défendre les principes républicains lourdement menacés sur le terrain depuis 10 ans, je dois rappeler que nos principes et nos valeurs sont lourdement menacés, à l'image du soutien des jeunes aux terroristes, dès septembre 2011, et des refus de minutes de silence apres Charlie.

Le clientélisme électorale répond à une forte pression communautariste, comme la Mairie de Paris, qui, il y a quelques années, finançait des crèches loubavitchs pour 5 millions d'euro ou célèbre à grands frais le Ramadan.

En tant que femme politique républicaine et laïque, je souhaiterait que cet argent soit utilisé pour financer des infrastructures permettant d'accueillir des enfants.


L'absence d'une Europe Fédérale, qui n'a aujourd'hui qu'une dimension qu'économique, pose un réel problème, notamment dans la gestion migratoire. Nous devrions pouvoir fermer les frontières afin d'éviter notamment le marché juteux des passeurs qui entraînent de nombreux morts. 
Or, le choix d'Angela Merkel qui, pour pallier à son déficit démographique et faire baisser le coup de sa main d'oeuvre, a empêché une solidarité européenne et fait barrage à cette solution commune, s'est fait au détriment de l'ensemble des pays de la zone.

 

L'ACCORD SUR LE NUCLÉAIRE IRANIEN

Si PSA quitte l'Iran, l'incidence économique est extrêmement grave. PSA représente un million de salariés en Iran, donc cela risque de déstabiliser un des secteurs économiques les plus importants de l'Iran dont on supprime une part de ses revenus au risque de faire sortir l'Iran de lui-même de l'accord sur le nucléaire, sans savoir s'il acceptera de nouvelles négociations.
Autre conséquence, l'ouverture du marché de l'automobile aux Chinois, qui sont les mieux positionnés pour prendre la place laissée vide par PSA.
Les USA crééent donc un déséquilibre sur le plan économique dont Donald Trump n'a peut-être pas mesuré les conséquences.

MA CARTE BLANCHE : LES DATTES ISRAELINENNES OBJET DE BOYCOTT EN FRANCE

le BDS, une organisation qui souhaite le boycott des produits israéliens, a demandé à ce que des dattes d'origine israélienne soient retirées des rayons des supermarchés. Or, il ne s'agit pas d'une intervention ponctuelle mais d'un système de boycott organisé.
Les termes qui sont entendus dans diverses vidéos, postées sur les réseaux sociaux par des militants qui s'en prennent aux linéaires des supermarchés, semblent au être empruntés directement au Hamas, une organisation terroriste. Ce qui semble, par ailleurs, plus inquiétant, c'est que des membres de la France insoumise ont contribué à une opération au Lidl de Drancy sur plusieurs produits israéliens. L'importation du conflit israélo-palestinien par la gauche et l'extrême gauche est déplorable.

C'est là une atteinte en règle à nos libertés fondamentales et nous nous retrouvons sous le coup d'une police de la pensée islamique, comparable aux faits observés à Avignon il y a quelques jours, au sujet de la Une du Point, ou encore, en été 2010 lors des poussées islamistes printemos arabe, pendant le Ramadan, où les rayons alcool des supermarchés étaient attaqués.

Retrouvez ici le podcast du débat avec Olivier Duhamel, Périco Légasse et Frederic Saint Clair.
#migrants #Municipales2020 #AirFrance #SNCF #PSA #Iran #Netanyahou#DattesIsraéliennes #BDS

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Migrants, laïcité, éducation, aides sociales

30 mai - La République LCI - Julien Arnaud et Roselyne Bachelot

EVACUATION D'UN CAMP DE MIGRANTS A PARIS

Suite à l'évacuation du campement du millénaire j'ai souhaité élargir la question à la gestion du logement.

La misère dérange, quand elle est en bas de chez soi, et pousse à poser des bouts de grillage mais on ne peut accepter cette gestion à la petite semaine.
Le problème est que l'évacuation des campements entraîne un renouvellement de nouveaux campements de réfugiés. La question n'est donc pas résolue. La première mesure se trouve à l'entrée des portes européennes. Il faut fermer les frontières davantage afin d'éviter, notamment, le danger des passeurs et de leurs embarquements de fortune, auxquels les réfugiés ont recours, qui entraînent de nombreux morts et qui pourraient être évités de la sorte.

Par ailleurs, se pose la question du logement d'urgence à Paris et en Île de France, insufisant, après 34 évacutations, sur 3 ans. Une fois encore les dispositions n'ont pas été prises.
Il faut abroger la loi Estrosi de février 2012, qui interdit l'hébergement en logements légers, type caravanes ou mobil-home et qui pourrait peut-être une solution d'urgence provisoire.

Questionnées sur l'intégration par le travail la question du logement à Paris et sa banlieue, j'ai rappelé qu'il existe des domaines professionnels sans qualifications spécifiques dans lesquelles les migrants pourraient travailler comme la restauration où l'agriculture, entre autres. Néanmoins il convient de savoir déjà, qui, parmi les migrants, veut rester en France et comment faire en sorte de répartir harmonieusement cette population nouvelle sur notre territoire, sans engorgé des villes de banlieue qui n'en peuvent plus.

On peut prendre pour exemple la ville de Sarcelles, où plus de 400 migrants ont été logés sans que le maire ait été averti et ce en dépit des tensions communautaristes qui entraînent des déséquilibres dans la ville.

Cette guerre infantile entre Gérard Collomb et Anne Hidalgo maire de Paris cache, dans les faits, un énorme enjeu électoral pour La REM, qu'est la mairie de Paris. Au-delà de la question du simple logement et des campements, se pose donc celle de l'élection de 2020 : il y a eu une instrumentalisation de la question des migrants à des fins purement politiciennes et électoralistes.

Interrogée sur le rôle de la laïcité dans cette question de l'intégration des migrants, j'ai rappelé une vérité fondamentale, à savoir que la laïcité est au quotidien bafouée au plus haut sommet de l'État mais également dans les collectivités locales assez systématiquement. 

Concernant les migrants et la laïcité, quelle que soit la religion à laquelle on a affaire, toutes portent atteinte aux femmes lorsqu'elles sont poussées à l'extrême, ce qui est bien souligné dans les années 2000 dans "Les territoires perdus de la République", de Georges Bensoussan. Le rapport Obin, qui a été immédiatement enterré car personne ne voulait voir ce qu'il révélait, avait confirmé ces temoignages d'enseignants. Il mettait l'accent sur la montée des contestations des enseignements, du sexisme, de l'antisémitisme, notamment.

 

ENSEIGNEMENT OBLIGATOIRE DES 3 ANS

Concernant l'enseignement obligatoire à la maternelle, il ne s'agit pas une grande révolution.
En revanche, la loi permet aux établissements privés catholiques sous contrat de bénéficier de financement public. Le plus grave, à relever, est que 20 % de la population d'élèves n'est pas mélangé avec les autres. Il s'agit biend'un "apartheid" problématique. 
Nous ne pouvons pas nous satisfaire de déclarations d'intention mais attendons des mesures concrètes, notamment par rapport aux parents, qui se retrouvent confrontés au propos d'associations communautaristes, identitaires, qui sous couvert d'entraide féminine, véhiculent la théorie d'un État raciste dont il faut protéger les enfants dès l'école primaire. Ces associations devraient être éradiquées.

La question des vêtements se pose également. Comment réair face à une abaya, est un vêtement religieux et peut à ce titre être interdit par un chef d'établissement ou un professeur au sein d'une classe ? On ne peut que, dans cette situation, s'orienter cers le port de l'uniforme, que propose Natacha Polony, porté par les pensionnaire de la maison de la Légion d'honneur où toutes les élèves, quels que soient leur milieu d'origine, sont habillées de la même façon, ce qui gomme, aussi, les distinctions sociales.

JACKPOT DES DROITS DE DIFFUSION DU FOOTBALL

Cette flambée des droits de retransmission permettra, espérons-le, le financements des petits clubs, afin d'éradiquer la radicalisation qui y prospère, pour certains. D'autant que ceux-ci peuvent être facteur d'intégration par le faire ensemble.

AIDES SOCIALES

Depuis quelques mois, on supprime l'exit taxe, on réforme L'ISF, on ne s'en prend pas à l'exil fiscal, on creuse les inégalités et, pendant ce temps, la paupérisation des Français, qui se caractérise par une augmentation de 7% des bénéficiaires de la prime d'activité, se confirme. 
Il convient de changer notre façon de réfléchir l'économie globale, ce qui pourrait se traduire par la mise en place du revenu universel d'existence qui permettrait aux uns et aux autres de s'épanouir dans des activités de son choix. La réinsertion par le travail n'est pas une solution exclusive. La mise en place du RUE, permettrait d'avoir une grande liberté de choix et de flécher la dépense de ce revenu vers une économie vertueuse socialement, écologiquement. (Lire mon article à ce sujet)

Enfin, suite au billet de Roselyne Bachelot sur l'Éducation des garçons, j'ai déploré, par exemple dans les magasins de jouets, un déterminisme avec des jeux d'imitation de ménagère pour les filles, et, des jouets plus valorisants et créatifs pour les garçons ... Le MLF, en 1970, avait déposé une gerbe à la mémoire de la femme du soldat inconnu, cette initiative devrait être reprise tous les ans.

#radicalisation #islamisme #Belgique #attentatliege 
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Attentat de Liège

 

29 mai 2018 - Les Voix de l'info - Sonia Mabrouk - Cnews

J'ai souligné le problème de la répétition. L'assaillant était sous Le coup d'une condamnation et était pourtant libre. 

De plus dans les prisons des prisonniers sont mélangés avec des personnes en voie de radicalisation ou radicalisés. Les prisonniers ne sont pas tirés vers le haut.

En outre, tous ceux qui ont une fonction de protection ou de sécurité sont visés. Ainsi, 2280 pompiers ont été agressés en France, l'année dernière, soit une augmentation de 17% en 1 an. Or le manque de moyens est cruel. 
L'augmentation du budget de la sécurité intérieure est de seulement de 1, 4%, ce qui est très faible au regard des retards pris dans les investissements. C'est loin des 9 voire 10% nécessaires. Les commissariats tombent en désuétude, du matériel est périmé et les policiers, qui sont désormais confrontés à des Kalachnikovs,  ne sont même pas en mesure d'assurer leur propre sécurité, commme à Marseille dernièrement.

Les questions cruciales de la radicalisation et des trafics qui alimentent la radicalisation doivent être prises en charge à bras le corps par le gouvernement et la question de la pénalisation et de la prévention également. 
Or, rien n'est concrètement fait dans ce sens actuellement par le président Macron qui sort un discours vide sur les banlieues revenant à la politique des grands frères avec les conséquences qu'on sait.

Je ne crois pas en un processus de déradicalisation ; la radicalisation est semblable à une addiction et elle repose sur une transformation comparable aux méthodes des sectes. On agit sur la personnalité de l'individu. Il faut donc s'attaquer aux racines du mal. Il convient, donc, de s'intéresser à ceux qui agissent sur le terrain, aux lieux de radicalisation, dont certaines mosquées ou salles de prières à tendance salafiste. 

Pourtant, Gérard Collomb na fait fermer que 3 salles de prières signalées dangereuses sur 120 listées par le gouvernement précédent et les écoles coraniques sauvages continuent à s'ouvrir impunément, sous l'emprise d'une nouvelle police de la pensée, ce qui met les quartiers sous contrôle et ne reconnaît pas les lois de la République.

Attentats 

Le djihad violent est la face cachée de l'iceberg,  dont la conquête politique est le long travail de terrain destiné à nous faire plier.

Si les services de sécurité ont eu une prise de conscience réelle du danger et alertent les élus depuis les années 90, ces derniers jouent sur le terrain clientéliste et beaucoup ont ignoré délibérément certains dossiers gênants. Les connivences entre la politique et les milieux radicaux sont de plus en plus visibles.

D'ailleurs, ce terroriste qui s'en était pris à deux policières en Belgique en octobre 2016  était en 32e position sur une liste électorale à tendance islamiste, en 2004. Il existe donc des connexions avec la politique qui est une autre conquête. Egalement, au niveau municipal, les subventionnement d' associations qui radicalisent en toute impunité, posent question.
Il ne doit y avoir aucune distinction de couleur politique, dans la lutte contre ce fléau. Mais ce qui devrait nous préoccuper, c'est aussi, le fait que le président Macron ne reçoit plus les représentants des groupes politiques, comme c'était la tradition, mais les représentants religieux, ce qui semble marquer la volonté de mettre en place un système plus communautarisé, dans lequel la radicalisation joue un rôle. 
Enfin cela dénote une montée du fait religieux qui met en péril notre démocratie.

Podcast de l'émission
#attentat #Belgique #lesvoixdelinfo #radicalisation #islamisme

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Macron en Russie, référendum irlandais sur l'IVG, voile à l'université, lycéens en colère, ...

25 mai 2018 - Le Club Pujadas, sur LCI

MACRON EN RUSSIE
Nous sommes revenus sur le déplacement du Président Macron en Russie puis avons abordé la question de l'affaire Weinstein où, plus largement, j'ai souhaité souligné la question de la condition féminine face au harcèlement et au viol, notamment sur le lieu de travail, regrettant que ce type d'affaire soit nécessaire pour débanaliser la triste réalité des femmes.

SNCF : 35 MILIARDS POUR COMBLER LA DETTE ?
Nous avons ensuite eu l'occasion de nous pencher sur les dernières propositions du gouvernement dans le dossier de la SNCF. J'ai rappelé l'enjeu pour Sud et la CGT, principalement, qui n'est pas le statut de la SNCF, mais son propre avenir dans les élections syndicales de novembre. En effet, l'emprise de ces syndicats, sur la SNCF, représente un fief d'implantation qu'ils ne peuvent pas perdre, en "lâchant" prise, face aux cheminots. Ils maintiendront donc la grève coûte que coûte dans cette perspective. 
Par ailleurs, sur la question de la reprise de la dette, il s'agit bien d'un leurre, puisque celle-ci sera financée par les Français, tout comme le budget actuel, qui pèse déjà lourd sur le porte-monnaie des Français. Malheureusement, c'est encore une dépense non budgétée qui mènera à la question de l’équilibre budgétaire.

« TRAHISON » D’ESPION A LA DGSE ?
Nous avons, ensuite, abordé la question des retournements d'espions de DGSE, où j'ai souligné que les peines encourues ne semblaient pas pouvoir dissuader car il s'agit, in fine, de méthodes de retournements portant plus sur du chantage que sur des valeurs.

REFERENDUM IRLANDAIS SUR L’IVG
Concernant la question du référendum irlandais sur l'IVG, j'ai souligné que, sur le plan européen, la remise en question était nette, soutenue par la Fondation St Joseph qui est directement financée par les orthodoxes russes et les évangélistes américains. 
La France n'est pas en reste avec les baisses de budgets hospitaliers, la fermeture de plannings familiaux et l'invocation de plus en plus fréquente de la clause de conscience.

ARRESTATION DE LYCEENS A PARIS-ARAGO
Nous avons, ensuite, abordé le sujet des lycéens arrêtés pour avoir occupé le lycée Arago. J'ai rappelé que l'on ne fait pas intervenir des forces de l'ordre sans raison, que 2 dépôts de plainte avaient été déposés, dont l'un pour des dégradations, et que la présentation d'un individu à un juge n'a lieu qu'en présence de faits tombants sous le coup de la loi. Par ailleurs, je me suis indignée du fait que les parents, quoiqu'il advienne, se rangent systématiquement derrière leurs enfants, ce qui est de plus en plus fréquent, par exemple, lorsqu'il s'agit de contester les enseignants dans leurs classes. De plus, cette inversion des valeurs semble inquiétante quand des politiques, comme Alexis Corbière, signent des Communiqués de presse qualifiant les lycéens de « victime » alors qu’ils sont bien les interpelés dans cette affaire.

MA CARTE BLANCHE : VOILE A L’UNIVERSITE
Enfin, j'ai utilisé ma "carte blanche" pour revenir sur le sondage IFOP France sur le voile à l'université. J’ai dénoncé le décalage entre les élus et leurs propres électeurs sur la question importante de l'infériorisation de la femme et la responsabilité de l'élu, dans son affichage neutre, car ne représentant pas sa communauté mais bien la communauté nationale.

#Macron #Poutine #Russie #SNCF #DGSE #Referendum #Irlande #IVG#LyceeArago #Voile #Université
Podcast de l'émission

 

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SNCF, Banlieues, syndicats, ...

23 mai 2018 - Compte rendu de mes propos à l'antenne de Sud Radio, avec Valérie Expert

TETE DE MACRON BRULEE HIER PAR LES MANIFESTANTS

J'ai condamné ceux des syndicalistes ayant brûlé l'effigie d'Emmanuel Macron, maquillée d’une marque rouge symbolisant une balle entre les deux yeux, car, selon moi, ce ne sont pas les personnes qui se combattent mais les idées. Dans une république démocratique, ce n’est pas pas l’attaque de personnes, que l’on s’exprime, mais par le débat démocratique. Ce type d’attaques ont pour seul effet d’affaiblir la fonction présidentielle.

BANLIEUES / LA PHRASE CHOC D'EMMANUEL MACRON ET SES PROPOSITIONS

Concernant la phrase choc d'Emmanuel Macron sur les rapports d'un mâle blanc avec un mal blanc, dans les quartiers, je l'estime incompréhensible et infondée. Je m’étonne qu’Emmanuel Macron puissent emprunter ses éléments de langage au PIR, parce qu'ils laissent entendre que la banlieue serait ségrégationniste ce que dément ma propre expérience dans le Val d'Oise. 
Concernant l'ensemble des propositions, je  rappelle que l’établissement de ce plan a demandé un travail et un investissement important, en terme financier, mais que le désaveu de JL Borloo est aussi celui du Premier Ministre, qui a commandé ce rapport. Pour moi, les solutions apportées se rapprochent de la politique des grands frères. J'ajoute qu'il convient de lutter contre les économies parallèles, et notamment le trafic de cannabis, par sa légalisation et une rationalisation de sa distribution afin d'éradiquer la toxicité de ces produits sur les plus jeunes notamment.
Enfin concernant les stages de troisième, je les juge inutiles. Mais en connaissance de cause je défends le CFA qui permet une insertion réelle dans l’entreprise, par le biais du contrat d’apprentissage, seul contrat en capacité d’assurer une protection à l’apprenti quant aux programmes de son centre de formation et chez son tuteur qui se doit de lui transmettre une formation. Les entreprises sollicitées auraient dû l’être pour ouvrir davantage de postes en alternance, véritable pourvoyeur d’intégration par l’emploi.

POLITIQUES D’URBANISATION

Ce n’est pas en détruisant des immeubles pour reloger les personnes entre-elles, que les choses peuvent évoluer. Il faut totalement détruire ces quartiers et imposer le respect de la loi SRU, à savoir 30% de logements sociaux dans toutes les nouvelles constructions pour assurer une véritable mixité sociale dans les villes. 

Mon constat du terrain, après 3 ans passés en conférences partout en France, que les zones de non-droit se répandent à toutes les tailles de ville et que la « partition » évoquée par François Hollande, dans le livre « un président ne devrait pas dire ça », est bien là ; de petits caïds font la loi dans les quartiers en toute impunité et que cela mène, notamment, à l’enfermement physique des femmes, dans des voiles.
#LaFranceUneChance #Macron #banlieues #quartiers #mixité #maleblanc

Podcast de l'émission 

Le Grand Orient de France - Prix National de la Laïcité 2017.

17 décembre 2017

Quatre conférences cette semaine, dont deux sur l'émancipation des femmes, qui sont l'occasion d'échanger, de déconstruire des idées préconçues et de partager nos points de vue sur les moyens de promouvoir et de défendre la laicite face aux dangers, nombreux, qui la menacent.
Merci au comité 1905 de l'Ain qui fait un travail d'une grande qualité avec les collèges pour lutter contre le sexisme cette année et qui inscrit son action sur le long terme. Merci, aussi, à Agir pour la laïcité, qui m'a conviée, ainsi que la ville de Macon, à assister à la plantation d'un arbre de la laïcité, avec une classe de CM2. Merci, toujours à eux, d'avoir organisé une conférence me permettant de prendre la parole à Saint Germain du Plain.
Et, enfin, mes chaleureux remerciements, aussi, à mes hôtes de samedi, le cercle Édouard Herriot, pour un banquet laïque dans un bouchon lyonnais avec David Vallat, et au cercle Condorcet pour cet échange très enrichissant, avec leur président Jean-Louis Touraine, dont le projet de loi sur le droit de mourir dans la dignité est un espoir pour nous tous.
Nous avons clôturé cette séquence, dimanche matin, devant l'hôtel de région, pour déposer un arbre de la laïcité, honorant, par la même occasion, notre regretté ami, Roger Cordier, président du comité 1905 Auvergne Rhône Alpes.

09 décembre 2017 - Vous retrouverez le contenu de mon discours ci-dessous :

 

Je reçois avec honneur ce prix, qui récompense dix années passées à promouvoir et défendre les principes républicains et la laïcité.

La Laïcité est la fondation de la maison République. Avant de repeindre les murs, il faudrait que tous les politiques, au premier plan, s'inquiètent de la stabilité de l’édifice !
Celle que je veux promouvoir et défendre n'est ni ouverte, ni inclusive, car l'adjectiver est une escroquerie intellectuelle à visée de déconstruction du principe inscrit à l'article 1 de notre Constitution, qui veut que notre République soit indivisible et laïque.

Elle n'est ni Ni Ma, Ni Une Mais La Laïcité – Celle de la loi de 1905. Celle qui assure la liberté de conscience et garantit le libre exercice des cultes. Celle qui dit que La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.
Elle n'est pas celle de l’extrême droite, qui rêve d’une France Chrétienne, ni celle à géométrie variable de la droite extrême, et d’une certaine forme de gauche en perte de valeurs.

Cette laïcité qui est contestée … voit notre société en subir les dégâts.
Celle que les complotistes de L’islamophobie, cette fumisterie intellectuelle qui consiste à faire peser le soupçon de raciste ou d'adepte de la fachosphère à ceux qui osent critiquer l'islam politique, Fustigent. Les mêmes qui remettent en cause la loi de 2004 …
Celle que nombre de politiques transgressent, notamment les articles 2, 26 (qui prévoit qu'il ne peut y avoir de discours politique dans un lieu de culte) et 28 (qui prévoit la non apposition de symboles religieux dans l'espace publique ou les bâtiments publiques) pour laisser libre court à leur clientélisme électoral, qui consiste en une segmentation ethnico-religieuse du corps électoral au détriment de notre constitution et du respect du citoyen.
Celle que les sociologues bas de plafond souhaitent voir s'adapter aux évolutions sociétales.
 
Les conséquences de ces atteintes sans fin à la laïcité sont de plusieurs ordres :
D'abord, une remise en cause des droits des femmes par l'invocation du relativisme culturel. Il semblerait que, pour certains, la laïcité ne soit pas applicable. Ces fanatiques s'attaquent à la liberté des femmes à disposer de leur corps en priorité. Centres d'IVG, Plannings familiaux sont leurs cibles privilégiées. Le poids des dogmes des religions pèse sur les femmes et mènent à leur assignation à un rôle de ventre, de matrice.
Ensuite, le détricotage de notre principe républicain fondateur mène à la fragmentation de la Nation en différentes communautés qui recherchent des droits différenciés. Les libertés individuelles s'en retrouvent menacées, car le groupe devient dominant ; l'égalité est remise en question, par la requête de droits différenciés ; la fraternité est fragilisée par un retour à une distance, défiance entre les individus.

L'indivisibilité de la Nation se meurt progressivement.
Ainsi, dernièrement, on n'a pu observer les faits suivants : création d'un conseil des cultes au ministère de l’intérieur, le projet de loi « pour un État au service d’une société de confiance » modifie les conditions de financement de l'entretien des édifices religieux catholiques, des promesses sont faites de ne pas « heurter les consciences » dans le vote de la loi sur la PMA, on recule sur le droit de mourir dans la dignité, et les politiques se pressent à toutes sortes de cérémonies religieuses dans toutes les Eglises qui leur ouvrent leurs portes. Dernièrement, ce sont les plus hautes instances de l'Etat qui ont implicitement reconnu des communautés …

Je le regrette, et souhaite, de ce fait, évoquer la mémoire d'un grand homme : Monsieur Clémenceau qui, en 1918, lors du Te deum en l'honneur des morts de la première guerre mondiale avait refusé de se rendre à Notre Dame, invoquant la loi de séparation des Eglises et de l'Etat ... Ils sont loin ces Hommes d'Etat !
 
Le problème qui se posera bientôt, en France, sera de concilier citoyenneté, droits égaux, liberté de l’individu et fraternité quand l’individu est assigné à une communauté, coincé, et que même l’Etat joue ce jeu-là en soumettant la règle au relativisme culturel/cultuel.

La lutte contre les discriminations, notamment le sexisme, passe par la laïcité. La déconstruire, c’est vouloir un autre modèle, qui promeut l’accès des droits différenciés en fonction de la communauté d’appartenance, de la place que les livres donnent à chaque individu. Et certains n'en ont pas. Qu'adviendra-t-il des femmes, des homosexuels ?
 
Dans un système communautariste, le poids de sa communauté de naissance donne les droits d’une vie. La vie dans une case est-elle souhaitable ? Que va-t-il se passer pour ceux qui n’ont pas de communauté, c'est à dire la plus gros des Français, qui se prétendent agnostiques ou athées, pour 70% ?
 
Je remercie le Grand Orient de France, ses loges, mon éditeur qui m'a fait confiance, mes amis, les membres de l’Observatoire de la laïcité du Val d'Oise et de Forces Laïques qui m’ont soutenue et accompagnée, car seul, on ne va pas très loin. Et je vous invite à nous accompagner, hors des temples, où la réflexion est nécessaire, mais ne sert à rien si elle n'accouche pas d'une action de terrain. Il faut porter hors des loges l'oeuvre maçonnique !
Parce que la Laïcité est notre bien le plus précieux, parce qu’elle est l’ADN du grand Orient de France, sans laquelle l’émancipation de l’Homme et de la société n’est qu’utopie, je continuerai le travail entamé et espère porter haut l’honneur qui m’est fait aujourd’hui.
Merci
 

11 mai 2016 : Conférence - Paris 17°

Conférence-débat avec le Rotary Club Paris Lumières  sur l'invitation de son président, Sébastien Planquette.

Des échanges constructifs qui renforcent ma conviction que le combat doit s'intensifier et que les Français aiment, et ont envie de se battre, pour défendre la Laïcité.

5 avril 2016 : Conférence - Montrouge

Clientélisme électoral, parlons-en ! à Montrouge sur l'invitation de Boris Gillet, président de "Vivre à Montrouge".

Un excellent échange avec Christophe Grebert, lui même témoin de pratiques surprenantes à Puteaux.

26 février 2016 : Café radical - Louviers

Intervention sur le thème de "La laïcité a-t-elle un avenir ? à Louviers - café radical sur l'invitation d'Olivier Taconet, président du PRG27.

Une visite surprise de Franck Martin qui a partagé avec nous son expérience instructive d'élu local.

8 mars 2016 : Conférence - Perpignan

Intervention sur "Les femmes et la laïcité" UFAL 31 - Cinéma le Castillet

Projection du film In Challah, Laïcité et débat avec la salle.

10 février 2016 : Conférence - Argenteuil

Organisation d'une conférence débat à Argenteuil avec le Grand Orient de France

Pour la première journée du vivre ensemble, nous avons décidé de nous pencher sur les moyens de favoriser le respect de nos principes et nos valeurs et les méthodes employées par les acteurs de terrain.

La Laïcité reste unanimement le fondamental incontournable pour tous nos intervenants : JC. Poulet, président de l'école de la 2è chance, Isabelle Kersimon, essayiste, Céline Rigot, VP UNSA enseignants, G. Serrignac, Président région IDF du GODF, P. Molinoz, VP de l'AMF (association des maires de France).

7 février 2016 : RAMN Lille

Je me suis rendue au 9è RAMN (Rassemblement UOIF) à Lille en soutien aux Radicaux du Nord contre les obscurantismes

Nous avons protesté contre la présence de Tariq Ramadan face à une jeunesse en perte de valeur, les autres prédicteurs programmés ayant été empêchés suite à mon intevention auprès de M. Valls.

6 février 2016 : UOIF porte Maillot

Lors de mon déplacement au congrès de l'UOIF porte Maillot à Paris, je me suis faite expulser, suite à mes interrogations sur l'appartenance de l'UOIF aux frères musulmans.

J'y ai protesté et fait savoir à la presse présente, que la venue de Tariq Ramadan, cautionnée par des intellectuels français, est inquiétante pour nos valeurs.

30 janvier 2016 : colloque au sénat

Colloque au sénat le 30 janvier 2016 sur l'invitation d'Egale et de Françoise Laborde

27 janvier 2016 : UOIF Lille

J'ai saisi, ce jour, par courrier de Manuel Valls, Bernard Cazeneuve et du préfet du Nord au sujet du salon de l'UOIF à Lille.

Le contneu de  ces courriers est librement consultable ci-dessous.

par ailleurs, nous avons décidé, avec les équipes PRG du Nord d'organiser une mobilisation contre les obscurantismes face au palais des congrès ce dimanche.


 
Courrier à Manuel Valls
Demande d'intervention au sujet d'Imams dangereux.
courrier M Valls_Lille.pdf
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Courrier à B. Cazeneuve
courrier M Cazeneuve_Lille.pdf
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Courrier au préfet du Nord
courrier Préfet_Lille.pdf
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Communiqué de presse
Appel à un rassemblement de protestation face au palais des congrès de Lille.
communiqué de presse.pdf
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26 janvier 2016 : Bureau National PRG

J'ai profité de la présence de Manuel Valls, Premier ministre, pour l'interpeller au sujet de l'attitude de JL Bianco et du salon de l'UOIF à Lille lors du Bureau national du PRG.

Cette interpellation a été l'occasion de rappeler les missions de l'Observatoire de la laïcité et de JL Bianco, quant auxquelles, le 1er Ministre a reconnu qu'il avait failli.

J'ai par ailleurs demandé quelles solutions M. Valls pensait apporter à cette crise : dissolution de cette structure inéfficace et remplacement par une structure qui aura pour mission d'intervenir en cas de dérive ou remerciement de JL Bianco. Ce dernier doit être reçu.

22 janvier 2016 : Pétition Bianco 2

De grands intellectuels rallient notre appel demandant la démission de JL Bianco :

Catherine Kintzler, philosophe

Henri Pena Ruiz, philosophe

Pierre-André Taguieff, philosophe et historien des idées

Gérard Delfau, ancien sénateur, essayiste et président d’Egale

Frédéric Encel, essayiste et géopolitologue

Pascal Bruckner, écrivain et philosophe

Sérénade Chafik, auteur de "Répudiation"

Guy Arcizet, ancien grand-maître du Grand Orient de France

Djemila Benhabib, Journaliste, essayiste, femme politique, et militante contre le fondamentalisme musulman

André Gomar président de l’observatoire de la laïcité de Seine Saint Denis

Boudjemma Laliam, Observatoire de la laïcité de Montpellier

Bernard Maro, Directeur de Recherche au CNRS

Waleed Al-Husseini : Essayiste, fondateur du Conseil des ex-musulmans de France. Auteur de «Blasphémateur. Les Prisons d'Allah»

Martine Cerf, co-directrice du « dictionnaire de la Laïcité »

Michèle Vianès, présidente de Regards de femmes

Michel Dumont, président du cercle Ferdinand Buisson

Roland Castro, architecte et urbaniste, ancien délégué à la rénovation des banlieues, pdt du mouvement de l’utopie concrète, candidat à la pdt de la république.

Samuel Mayol, prix de la laïcité 2015, directeur de l’IUT de Saint Denis

Francis Szpiner, avocat

Ahmed Benguini, fondateur du réseau social d’activisme politique LaicArt

Guylain Chevrier, historien et ancien membre de la mission laïcité au Haut Conseil à l'intégration 

19 janvier 2016 : Saisie du 1er Ministre

J'ai saisi, ce jour, le premier ministre sur l'achat sur google du mot clé Laïcité par le CCIF et CoExister.

Courrier M. Valls - référencement Google.
courrier M Valls_google.pdf
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13 janvier 2016 : Tribune Marianne

Jean-Louis Bianco doit démissionner de l'Observatoire national de la laïcité - Par Laurence MT et Mohamed Sifaoui

 

Depuis sa création, l'Observatoire national de la laïcité, sous l'impulsion de son président, Jean-Louis Bianco, n'a cessé de privilégier les accommodements irraisonnables et le repli communautariste au détriment de l’esprit d’une véritable République laïque, diverse et métissée, que dessinent la loi de 1905, aussi bien à travers sa lettre qu’à travers sa philosophie, et l'application stricte des lois de 2004 sur le port des signes religieux ostentatoires à l'école et celle de 2010 interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public.

La loi du 15 mars 2004, par exemple, contrairement à ce que prétendent, dans leur propagande, les islamistes et leurs alliés, a eu des résultats positifs, protégeant, notamment dans les quartiers populaires, de nombreuses jeunes filles de cette atteinte à leur émancipation et délivrant plusieurs directeurs d’établissement, jadis livrés à eux-mêmes, de problématiques insolubles. Autrement dit, les conditions d’une éducation laïque et républicaine pour l’ensemble des enfants et des adolescents ont été réunies dans le seul but de favoriser l’émancipation du futur citoyen et de consolider son esprit critique afin de lui permettre d’être libre, ouvert au monde et imperméable à l’obscurantisme. Et c’est ce que s’emploient à remettre en cause et à déconstruire des associations liées, organiquement ou philosophiquement, aux Frères musulmans ou généralement proches des pensées islamistes. Or, dans Le Monde des Religions, du 12 mai 2014, Jean-Louis Bianco, au lieu de privilégier un examen objectif, froid et critique de la situation, a préféré nier, comme s’il agissait en militant, ce problème non négligeable.

Pire encore, le 15 novembre 2015, alors que la Nation était sous le choc à la suite des attentats sanglants, il a cosigné une tribune intitulée « Nous sommes unis » avec une partie du gratin de l’islam politique en France, dont Samy Debah et Yasser Louati, respectivement directeur et porte-parole du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), association dont le but avoué est de faire abroger ces lois et, non avoué, d’atrophier le débat avec le sempiternel chantage à « l’islamophobie », un concept sémantique usité par les milieux islamistes pour empêcher non seulement la critique légitime des dogmes se réclamant de l’islam, mais aussi les discours et les actions des partisans d’un islam politique et belliqueux.

Parmi les signataires se trouve aussi la présidente de l'association interconfessionnelle Coexister, Radia Bakkouch, qui voudrait remplacer la neutralité laïque de l'espace public par la coexistence des religions. Nabil Ennasri, Frère musulman lui aussi, factotum du Qatar en France, est également signataire. Enfin, le rappeur Médine, triste auteur de la chanson « Don’t laïk », (lire "don’t laique") qui appelle à la crucifixion des « laïcards » et à l’application de la charia, figure parmi les premiers signataires de cette tribune.

Comment la France peut-elle accepter que les responsables de l’Observatoire national de la laïcité collaborent avec les représentants les plus virulents de l’islam politique ?

Alors que 8 Français sur 10 jugent que la laïcité est en danger (sondage IFOP pour le Comité national d’action laïque, publié en décembre mais réalisé avant le 13 novembre 2015), M. Bianco ne trouve rien de mieux à faire que d'entretenir cette confusion que portent les thèses d'une partie de la gauche victimaire ou clientéliste associée à des islamistes notoires parfaitement antirépublicains, quand ils ne sont pas ouvertement en guerre contre le gouvernement, contre les Institutions, voire contre la France.

Les positions de M. Bianco, affirmées sans discontinuer depuis plusieurs années et qu'ont dénoncées à plusieurs reprises des membres mêmes de l'Observatoire, le disqualifient. À l’heure où la France subit de nouvelles menaces d’attentats et d’assassinats précisément contre l’école et les militants laïques, il n'est plus possible que la laïcité soit représentée et "défendue" par Jean-Louis Bianco, l'un de ses contempteursdont les collaborateurs fustigent de respectables intellectuels défenseurs de la laïcité, comme Elisabeth Badinter, et s’engagent dans une connivence intellectuelle avec les membres de l’obscur CCIF. 

En conséquence, les signataires demandent qu’il soit mis fin aux fonctions de M. Bianco à la tête de l’Observatoire national de la laïcité, ainsi qu’à celles de son délégué général Nicolas Cadène, et qu’ils soient remplacés par des personnalités dont la préoccupation réelle sera bien l’affirmation d’une laïcité dynamique et intégratrice, plutôt que la crainte paralysante d’un amalgame que la population française dans son immense majorité ne pratique pas et la propagation d’une laïcité de compromission, dont elle ne veut pas.

 

Cette pétition peut-êter signée ici

2 novembre 2015 : ADMD à Paris

J'étais présente à la manifestation de l'ADMD, en soutien au droit de mourir dans la dignité, aux côtés de Avec JL Romero, Anne Hidalgo, Olivier Falorni, Jean-Bernard Bros, Muriel Genoux, MP de la Gontrie.

 

Chers Amis,

La Dignité est un sentiment personnel dont l’appréciation ne se partage pas. Le respect de qui je suis passe par celui de mon corps, qu’il ne soit pas traité comme un objet déconnecté de mon être et des émotions que je ressens.

Vouloir mourir pour ces raisons, est un choix légitime, qui n’appartient à personne d’autre. Pourtant,  nous avons tous en mémoire un père, une mère, un proche qui est parti dans des conditions de souffrance qui nous ont révoltés.

Lorsque Sénèque écrivait : « Y a-t-il plus cruel supplice que la mort ? Oui, la vie quand on veut mourir. », la question était moins facile à résoudre qu’aujourd’hui où les solutions techniques existent, mais le courage manque pour les mettre à disposition de tous.

Oui, Tous, parce qu’aujourd’hui, il y a ceux qui peuvent s’offrir une mort digne, à l’étranger, dans des pays frontaliers dont les lois sont plus progressistes, et il y a ceux qui ne disposent ni de l’argent ni de l’information nécessaires pour bénéficier de conditions comparables pour achever de vivre dans des conditions choisies.

Cette question, dans une civilisation qui se dit avancée, devient prégnante, car on ne peut pas repousser les limites de l’espérance de vie sans se poser celles de la mort, de notre mort, de celle de nos proches, de l’accompagnement dans ces instants,  tant du patient que de ses proches, mais aussi du personnel médical, désarmé administrativement comme émotionnellement.

Aussi, le Parti Radical de Gauche regrette que la loi Claeys - Leoneti n'aille pas plus loin et qu'elle ne prenne pas en compte la volonté clairement exprimée de nombreux malades à pouvoir bénéficier de l'assistance médicalisée à mourir car, quitter la vie est inéluctable, la quitter dans la sérénité représente un enjeu différent.

En effet, cette loi prévoyait une sédation profonde et continue associée à l’arrêt de l’ensemble des moyens de maintien en vie. Or, l’amputation récente de la mention « continue jusqu'au décès » revient sur le caractère irréversible de la sédation profonde et ressemble à un retour à la case départ pour les patients en fin de vie, ne leur offrant aucun droit nouveau. De plus, les directives anticipées ne sont désormais plus opposables, ce qui remet la décision finale entre d’autres mains que celles de la personne la plus concernée.

Personne de devrait s’opposer à un choix qui est personnel, comme l’expression ultime de nos libertés fondamentales. Lorsque la souffrance devient insupportable, chacun doit avoir le droit d’y mettre un terme, sans être obligé de se suicider dans la clandestinité.

Le choix doit être graduel, du soin palliatif au suicide médicalement assisté, l’humain doit pouvoir garder la maîtrise de son destin.

Plus de trente ans après la proposition d’Henri Caillavet au sénat, même si certains tabous sont brisés, nous avons bien maigrement avancé.

Pour toutes ces raisons, les radicaux de gauche réclament une fin de vie apaisée et digne, comme la reconnaissance de ce droit fondamental : être libre de décider pour soi du moment d’en finir.

Je tiens, aussi, à souligner le travail fait par l’ADMD, et les assurer de notre soutien, quant à une proposition de loi visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté et à assurer un accès universel aux soins palliatifs. Vous avez pu le constater, les parlementaires radicaux ont porté fièrement ces propositions et continueront à les revendiquer inlassablement, car les libertés individuelles sont essentielles pour nous et aussi parce que nous avons espoir en un monde plus juste où notre liberté fondamentale de décider de notre chemin de vie existe et est respectée.

7 octobre 2015 : Nommée SN au PRG

Communiqué de presse :
Laurence Marchand-Taillade, reconnue pour son combat pour défendre et promouvoir la Laïcité comme principal moteur de l’émancipation individuelle, a été nommée secrétaire nationale du PRG aux libertés individuelles et aux droits nouveaux.
« Les débats autour du mariage pour tous ou de la fin de vie dans la dignité ont démontré l’importance de défendre de nouveaux droits pour nos citoyens et les libertés individuelles, comme valeurs fondamentales du radicalisme. Je m’impliquerai sur les grandes réformes portées par les radicaux telles que le vote d’une grande loi sur la bioéthique, la PMA, le droit de mourir dans la dignité ou la légalisation du cannabis »
« Fortement sensibilisée à ces questions, j’espère apporter, par mon travail et les contributions des groupes de travail qui seront rapidement constitués sur ces thématiques, une vision nouvelle et progressiste des libertés individuelles et des droits nouveaux, auxquels l’ensemble de nos concitoyens doivent pouvoir prétendre, dans notre pays. »
 

22 septembre 2015 : Salon Musulman de Pontoise : saisie des autorités

Pétition contre l'incitation aux violences faites aux femmes
PETITION-OBSERVATOIRE-DE-LA-LAICITE-VAL-[...]
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Courrier à JL. Bianco
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Courrier à B. Cazeneuve
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Courrier à la miviludes
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Courrier à M. Valls
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17 et 18 septembre 2015 : Congrès PRG

Chers Amis,

Le week-end dernier se tenait, à Pontoise, au parc des expositions, là même où avait lieu, il y a quelques mois, l’hommage à Charb, le salon de la femme musulmane.

J’y étais, j’ai visité ce salon, j’ai assisté aux conférences, au titre de l’observatoire de la Laïcité du Val d’Oise, que j’ai fondé en 2010. 

Aux espaces shopping et restauration s’ajoutaient des conférences réunissant des prédicateurs fondamentalistes, connus pour leurs prêches et conférences filmés et diffusés sur la toile :

Rachid Abou Houdagfa, imam de la mosquée de Brest, proche du collectif contre l’islamophobie en France, enjoint les musulmanes à porter le voile islamique sous peine d’encourir les feux de l’enfer dans l’au-delà et des agressions sexuelles dans ce bas monde par le discours suivant : « si la femme sort sans honneur ; qu’elle ne s’étonne pas que les homme abusent de cette femme-là, l’honneur étant assuré par le voile »

Nader Abou Anas, imam de la mosquée du Bourget et président de l’association D’clic explique que « la femme ne sort de chez elle qu’avec la permission de son mari » et « si elle refuse d’accomplir le devoir conjugal sous l’injonction de son mari, alors il craque, c’est normal ». En d’autres termes, il justifie le viol conjugal !

Hatim Abou Abdillah, imam de la mosquée de Maisons Alfort, promet aux femmes coquettes et parfumées, qu’il nomme « fornicatrices », « un châtiment atroce ».

Eric Younous quant à lui, considère que les juifs sont punis par Allah.

Medhi Kabir taxe les « mangeurs de cochons » de « gens les plus sales ».

A la lumière de ces propos, nous pouvons aisément rebaptiser ce qui a eu lieu de « salon fondamentaliste du Val d’Oise » car, que je sache, les musulmans français, dans leur ensemble, ne cautionnent pas ces points de vue.

Ils ne doivent pas être les otages de politicards communautaristes !

Comment notre république laïque a-t-elle pu engendrer de telles horreurs ?

Comment nos élus, qui sont les garants de nos principes républicains, peuvent-ils accepter que se tienne ce type de manifestation ?

Notre pays, la France, mérite mieux que ces élus-là !

Avertis, informés, les uns, Ps en tête, étaient au festival du cirque à cinq kilomètres de là, tandis que d’autres, UMP et PS, bras dessus, bras dessous, préparaient une omelette géante et se faisaient balader en charrette à une foire agricole d’un village du Vexin – préfet inclus !

Doit-on les laisser creuser le lit du FN par cette passivité coupable ?

Aujourd’hui, sonne le glas du clientélisme électoral et de la passivité des politiques !

Je demande à Jean-Louis Bianco, le président de l’observatoire de la Laïcité, délégué auprès du premier ministre, de revenir à la raison et de cesser d’attaquer les associations comme la mienne, de revenir à la lucidité et de rendre des rapports objectifs sur ce qu’il se passe vraiment sur nos territoires. Je lui propose même de lui fournir un rapport annuel de nos actions de terrain en réponse à une observation attentive des réalités.

Nous ne pouvons plus nous permettre de prétendre que « la France n’a pas de problème avec la Laïcité » !

Je demande à Bernard Cazeneuve d’agir, notamment via sa cellule de contre-propagande sur le net, et de passer de l’observation passive à l’action !

Il doit se saisir de ces vidéos qui fourmillent sur le net, les faire interdire et poursuivre leurs auteurs. On ne peut pas tenir de tels propos sans être inquiété en France !

Je demande à Manuel Valls de prendre ses responsabilités et d’assumer ses propos du 14 janvier. Il doit agir pour faire appliquer nos lois, comme il l’a fait contre les propos antisémites de Dieudonné !  

Je vous invite, tous, à manifester notre opposition de Radicaux, aux atteintes à la République, et à la Laïcité, sur nos territoires, au quotidien.

Je vous apporte ce témoignage de militante de terrain pour vous dire que l’action, quand elle est juste, porte ses fruits et permet de mettre la lumière sur les idéaux que nous portons et nos couleurs ! Parce-que les valeurs radicales sont résolument modernes et en adéquation complète avec ce dont la France a cruellement besoin aujourd’hui : La Réaffirmation de notre devise,  Liberté, Egalité, fraternité !

Amis Radicaux, ne perdons pas de temps sur l’accessoire, concentrons nos forces sur l’essentiel, défendons tous ensemble nos valeurs et combattons le fondamentalisme !

Merci !

12 et 13 septembre 2015 : Salon Pontoise

Salon de la femme musulmane à Pontoise : Appel à Manifester notre opposition aux atteintes aux principes républicains de liberté, d’Egalité et de Fraternité !

La Mairie de Pontoise et le Préfet du Val d'Oise resteraient indifférents à l'antisémitisme et l'incitation au viol des femmes non voilées ? 

Ce week-end au parc des Expositions de Pontoise, se tiendra la troisième édition du Salon musulman du Val d'Oise, dédié à "la femme musulmane". Aux sympathiques espaces Shopping, Vie active et Cuisine s'adjoint un programme de conférences réunissant des prédicateurs fondamentalistes aux discours pour le moins virulents.

Rachid Abou Houdeyfa, imam de la mosquée de Brest, proche du Collectif contre l'islamophobie en France, enjoint sur les réseaux sociaux les femmes musulmanes à porter le voile "islamique" sous peine d'encourir les feux de l'Enfer dans l'au-delà, et des agressions sexuelles en ce bas-monde: "Si la femme sort sans honneur, qu'elle ne s'étonne pas que les hommes abusent de cette femme-là."

Nader Abou Anas, imam de la mosquée Al Imane du Bourget et président de l'association D'Clic se référant notamment à Ibn Taymiyya ("source d'inspiration tant pour les salafistes quiétistes non politisés et opposés à la violence que pour les djihadistes qui cherchent des justifications idéologiques à la violence de leurs actions"), explique le plus sérieusement du monde que "la femme (...) ne sort de chez elle que par la permission de son mari" et que si elle refuse d'accomplir le devoir conjugal sous l'injonction de son époux, "les anges la maudiront toute la nuit". 

Hatim Abou Abdillah, imam de la mosquée As Salam de Maisons-Alfort, promet aux femmes coquettes et parfumées, gracieusement nommées "fornicatrices", un "châtiment atroce".

Éric Younous considère que les juifs sont punis par Allah, tandis que Mehdi Kabir considère les "mangeurs de porcs" comme "les gens les plus sales".

Cette édition du Salon musulman du val d'Oise devrait donc, selon toute logique, être rebaptisée "Salon fondamentaliste du Vfal d'Oise", car l'on ne sache pas que l'ensemble des musulmans français adoptent les points de vue de ces prédicateurs. 

Aussi, l’observatoire de la Laïcité du Val d’Oise appelle à un grand rassemblement devant le Hall Saint Martin Dimanche 13 septembre à 15h afin de manifester notre opposition à ces attentes aux principes républicains de liberté, d’Egalité et de Fraternité !

Courrier au préfet du val d'Oise
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21 juin 2015 : Pique-nique républicain

14 juin 2015 : Rencontre avec S. Pinel

Rencontre avec Sylvia Pinel, ministre du logement et de l'égalité des territoires, à Goussainville

Je l'ai interpellée sur les problèmes de zones de couverture numériques que rencontre l'Ouest de notre département, et notammentc la ville de Méry-sur-Oise, dont certains quartiers n'ont ni accès à la téléphonie mobile ni à Internet en haut débit, ce qui représente un réel handicap pour le développement économique de nos territoires.

 7 juin 2015 : Inauguration - St Ouen 95

Inauguration symbolique d'une place chevalier de la Barre à St Ouen l'Aumône pour rappeler le danger des fondamentalismes, de toutes sortes par la mémoire de ce jeune homme, mort pour ne pas s'être découvert au passage d'une procession religieuse.

Actualités

19 juin - Cergy - AG sauvegarde de l'enfance du Val d'Oise

Entrée réservée

 

19 mai - Saumur - AG des MJC

Entrée réservée

 

5 mai 2018 11h30 - Lille - Salon maçonnique du livre et de la culture

Entrée libre - en savoir plus

 

3 février 2018 - Lyon - GODF

Conférence publique

 

16 décembre 16h - Lyon - Cercle Condorcet

Informations et Inscription

 

16 décembre Lyon - Cercle E. Herriot - Banquet républicain

Informations et inscription

 

15 décembre - Macon 

Comité 1905 Auvergne-Rhône Alpes

Information, écrire à : comite1905ra@orange.fr

 

14 décembre - Bourg en Bresse Comité 1905 de l'Ain

Informations et inscription

 

9 décembre - Réservez la date ! Surprise à Paris

 

8 décembre - Cherbourg - collectif laïque - Banquet républicain

Inscription, voir bulletin ci-dessous, zone "téléchargement"

 

7 décembre - St Dié-des-Vosges - collectif laïque

Informations et inscription

 

5 décembre 20h - Ingre (45)  - 

Entrée libre - voir zone téléchargement

Renseignements : 02 38 22 38 84

 

2 décembre 14h - Paris - MCFV/CRAF/AVSE 

Interculturalité et multilinguisme

Informations et inscriptions

 

24 Novembre - Argenteuil

Lycée Julie Virtoire Daubié - réservé lycéens

 

18 Novembre - Salon Maçonnique du livre de Paris - 16h30 Table ronde " laïcité, j'écris ton nom" - La Bellevilloise

En savoir plus - site organisateurs

 

14 Novembre - Prix de la Laïcité - CLR

17h Mairie de Paris 

Sur réservation

 

13 Novembre - Reservez la date 

Surprise à Paris

 

18 octobre - Collectif contre le terrorisme - Paris 3

 

14 octobre - Rencontres culturelles maçonniques de Lyon

Table ronde sur l'engagement à 15h

10h-18h

plus d'informations et programme complet ici

 

29 septembre - Orléans - Librairie la nouvelle Orléans 

Plus d'informations ici

 

28 septembre : Journée internationale pour le droit à l'IVG

18h30 Place de la République

30 mars - colloque - Paris

Femme, Laïcité, Egalité

Salle V. Hugo, Assemblée nationale sur réservation uniquement

Téléchargement

Bulletin d'inscription - Cherbourg - 8 décembre
INVITATION 8 DECEMBRE - CHERBOURG.pdf
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